Il naquit en l’an 635 de l’Hégire ; il entendit un grand nombre de traditions prophétiques, et al-Barzalî composa pour lui une « Machiakha » que nous avons nous-mêmes entendue de sa bouche. Il comptait parmi les notables de Damas.
Il décéda le vendredi 14 Ṣafar ; la prière funéraire fut célébrée sur lui dans la matinée du samedi, puis il fut inhumé au cimetière de Bâb al-Ṣaghîr. Il avait accompli le pèlerinage, résidé quelque temps à La Mecque et demeuré un certain temps à Jérusalem.
[Il s’éteignit à l’âge de quatre-vingt-douze ans] – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Son père rapporta que, lorsqu’il vint au monde, il ouvrit le Muṣḥaf pour y chercher un bon présage et tomba sur ce verset : « Louange à Allah qui, malgré ma vieillesse, m’a accordé Ismâ‘îl et Isḥâq » (Ibrâhîm, 39). Il le nomma donc Ismâ‘îl. Plus tard, lorsqu’un autre fils naquit, il l’appela Isḥâq : heureuse concordance ! Qu’Allah leur fasse miséricorde.
Le shaykh ʿAlî al-Majârafî
Il s’agit de ʿAlî b. Aḥmad b. Hawas al-Hilâlî, dont l’aïeul était originaire du village d’Âbil al-Sûq. Son père s’établit à Jérusalem. Lui-même accomplit une fois le ḥajj, séjourna un an à La Mecque, puis refit le pèlerinage. C’était un homme vertueux et renommé, connu sous le nom d’al-Majârafî parce qu’il balayait les ruelles et réparait les chaussées pour la Face d’Allah. Il multipliait les formules d’unicité et le rappel d’Allah à haute voix. Il jouissait de prestige et de gravité, et ses propos inspiraient la crainte d’Allah et mettaient en garde contre l’Enfer et les funestes conséquences [il assistait assidûment aux cercles de l’imâm Ibn Taymiyya].
Il mourut le mardi 23 Rabîʿ al-Awwal. Il fut enseveli dans la tombe du shaykh Muwaffaq al-Dîn, au pied de la colline ; ses funérailles furent très suivies – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Al-Malik al-Kâmil Nāṣir al-Dîn
Abû al-Maʿâlî Muḥammad, fils d’al-Malik al-Saʿîd Fatḥ al-Dîn ʿAbd al-Malik, lui-même fils du sultan al-Malik al-Ṣâliḥ Ismâʿîl Abî al-Khaysh, fils d’al-Malik al-ʿÂdil Abî Bakr b. Ayyûb, était l’un des plus éminents émirs issus de la lignée royale. Il se distinguait par l’intelligence, la finesse d’esprit, l’amabilité et la délicatesse de la parole, au point que ses propos, tant ils étaient pénétrants et avisés, prenaient valeur de proverbes. Il était, en outre, un chef d’une générosité exemplaire.
Il s’éteignit le mercredi 20 Jumâdâ al-Ûlâ, à la tombée du jour. La prière funéraire fut célébrée sur lui le jeudi, à la mi-journée, dans la cour de la Grande Mosquée, sous le Dôme de l’Aigle. On projeta de l’inhumer près de son grand-père maternel al-Malik al-Kâmil, mais cela ne fut pas possible ; il fut donc enterré dans la tombe d’Umm al-Ṣâliḥ. Qu’Allah lui pardonne.