Celui qui occupait cette fonction fut transféré à Ḥimṣ en qualité d’adjoint du juge de Damas ; il s’agissait de Nāṣir ad-Dīn ibn Maḥmūd az-Zurʿī.
Le vingt-six Rabīʿ ath-Thānī, Tankiz revint d’Égypte au Šām, après avoir reçu du sultan de grands honneurs.
Au cours de Rabīʿ al-Awwal, une secousse sismique survint au Šām, mais Allāh en épargna les méfaits.
Le jeudi, premier jour de Jumādā al-Ūlā, le juge ḥanbalite Burhān ad-Dīn az-Zurʿī entra en fonctions comme suppléant, en présence d’un groupe de magistrats.
Le vendredi, milieu de Jumādā ath-Thāniya, un courrier arriva pour sommer le qāḍī al-Qazwīnī, prédicateur šāfiʿite, de se rendre en Égypte. Il y pénétra le premier de Rajab et reçut l’habit d’honneur comme Qāḍī al-Quḍāt d’Égypte, avec les chaires d’enseignement de l’école Nāṣiriyya, de la Ṣāliḥiyya et de Dār al-Ḥadīth al-Kāmiliyya, en remplacement de Badr ad-Dīn Ibn Ǧamāʿa, en raison de l’avancement de son âge, de sa faiblesse et du mal dont souffraient ses yeux. Pour consoler ce dernier, on lui alloua une pension mensuelle de mille dirhams et de dix ardabb de blé, de même que la chaire de la Zāwiya aš-Šāfiʿī.
Il dépêcha alors son fils, Badr ad-Dīn, à Damas afin qu’il assure la prédication à la mosquée des Omeyyades et l’enseignement à l’école Šāmiyya al-Barrāniyya, suivant la tradition de son grand-père Ǧalāl ad-Dīn al-Qazwīnī. Il reçut la robe d’honneur le vingt-huit Rajab, en présence des notables.
Au cours de ce même mois de Rajab fut célébré le mariage de l’émir Sayf ad-Dīn Qawṣūn as-Sāqī an-Nāṣirī avec la fille du sultan ; la cérémonie fut solennelle et les émirs ainsi que les dignitaires le revêtirent de robes d’honneur.
Le lendemain matin, on conclut le contrat de mariage de l’émir Šihāb ad-Dīn Aḥmad, fils de l’émir Sayf ad-Dīn Bakhtamur as-Sāqī, avec la fille de Tankiz, vice-roi du Šām ; le sultan se porta garant au nom de son père, et le contrat fut établi par Ibn al-Ḥarīrī. On revêtit l’émir de l’habit d’honneur et l’épouse fut introduite auprès de lui au mois de Dhū al-Ḥiǧǧa de la même année, au prix de grandes dépenses.
Toujours en Rajab éclata, le sept du mois, une grave émeute à Alexandrie : un musulman s’était querellé avec un Franc devant Bāb al-Baḥr, et l’un avait frappé l’autre avec une sandale. L’affaire portée devant le gouverneur, celui-ci ordonna de fermer la porte