ainsi que des propriétés et une fortune considérables. Il est le père de notre compagnon, le shaykh, faqîh assidu, érudit et perspicace Badr ad-Dîn Muḥammad, oncle maternel du fils ʿUmar, si Dieu le veut.
Cette même année s’éteignit également al-Ḥâjj Abû Bakr b. Taymraz, le changeur ; il possédait d’immenses richesses, une large maison, et faisait preuve de libéralités, de bienfaisance et d’aumônes. Cependant, vers la fin de sa vie, il fit faillite et faillit se trouver à découvert ; Dieu l’a donc soulagé par la mort – qu’Il soit exalté.
Puis commença l’année 727 de l’Hégire ; elle débuta un vendredi. Les gouvernants, le calife, le sultan, les lieutenants, les juges et les administrateurs étaient ceux déjà mentionnés l’année précédente, à l’exception du juge ḥanbalite, comme il a été signalé.
Le 10 Muḥarram, Arghûn, lieutenant d’Égypte, entra au Caire ; il fut arrêté le 11, emprisonné, puis relâché quelques jours plus tard. Le sultan l’envoya alors gouverneur à Alep. Il passa par Damas à l’aube du vendredi 12 Muḥarram ; le vice-sultan l’hébergea dans sa demeure attenante à sa mosquée, où il passa la nuit avant de gagner Alep.
La veille, al-Jây le dawâdâr était parti de Damas pour l’Égypte, accompagné de ʿAlâʾ ad-Dîn al-Ṭanbuġâ, démis de la vice-royauté d’Alep et nommé à la tête des chambellans au Caire.
Le vendredi 19 Rabîʿ al-Awwal fut lu, dans la loge de la khuṭba, l’acte d’investiture du juge ḥanbalite ʿIzz ad-Dîn Muḥammad b. at-Taqî Sulaymân b. Ḥamza al-Maqdisî, en remplacement d’Ibn Muslim, en présence des qâḍîs et des notables ; il rendit alors ses premiers jugements. L’acte avait déjà été proclamé auparavant à aṣ-Ṣâliḥiyya.
À la fin de ce même mois, un courrier apporta la nomination d’Ibn an-Naqîb, alors juge à Ḥimṣ, à la charge de Qâḍî al-Quḍât de Tripoli.