Moussa, fils du shaykh, juriste, grand ḥâfiẓ, Shaykh al-Islâm Abû ‘Abd Allâh Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Īsâ ibn Aḥmad ibn Muḥammad al-Ba‘labakkî al-Yûnînî, de rite ḥanbalite.
Il naquit en l’an 640 H dans la Dâr al-Fâḍil, à Damas. Il auditionna un très grand nombre de traditions ; son père le présenta aux maîtres, obtint pour lui leurs ijâzah, et il mena recherche et étude. Il fit un abrégé de la « Mir’ât al-zamân » du Sibṭ, qu’il compléta d’une continuation bien ordonnée, profitable et fort bien rédigée, caractérisée par l’équité et la réserve. Il y introduisit maints éléments précieux, remarquables et raffinés. Grand lecteur du Coran, d’allure distinguée, il menait une vie frugale tant pour le vêtement que pour la nourriture. Il décéda dans la nuit de jeudi, treize Shawwâl, et fut inhumé à Bâb Suṭḥâ, auprès de son frère le shaykh Sharaf al-Dîn – qu’Allâh leur fasse miséricorde.
— Le Qâḍî al-Quḍât Ibn Muslim :
Shams al-Dîn Abû ‘Abd Allâh Muḥammad ibn Muslim ibn Mâlik ibn Mazrû‘ ibn Ja‘far al-Ṣāliḥî al-Ḥanbalî. Il vit le jour en 662 H. Son père – homme de piété – mourut en 668 H, le laissant orphelin et démuni. Il s’adonna alors au savoir, acquit de solides connaissances, écouta de nombreux shuyûkh, se mit à enseigner et à transmettre, et sa renommée se répandit. À la mort de Taqiyy al-Dîn Sulaymân, en 715 H, il fut nommé juge suprême (qâḍî al-quḍât) des Ḥanbalites et s’acquitta pleinement de sa charge.
On composa pour lui de nombreux takhrîj.
Cette année-là, il partit en pèlerinage. Tombé malade en chemin, il entra dans la Cité Prophétique – que les prières et salutations les meilleures soient sur son habitant – le lundi 23 Dhû al-Qa‘da. Il visita la tombe du Messager d’Allâh ﷺ, accomplit la prière dans sa mosquée, lui qui brûlait de ce désir – vœu qu’il avait même formulé lors du décès d’Ibn Nugayḥ. Il s’éteignit le soir même, mardi, et la prière funéraire fut célébrée pour lui dans la mosquée du Prophète ﷺ, dans la Rawḍah. Il fut enseveli au Baqî‘, à côté de la tombe de Sharaf al-Dîn ibn