Le shaykh vertueux, dévot, ascète et adorateur :
Il s’agit de ʿAbd Allâh b. Mûsâ b. Aḥmad al-Jazarî, qui résidait dans l’oratoire dédié à Abû Bakr au sein de la Grande Mosquée de Damas. Il comptait parmi les grands pieux, homme béni, d’une grande bonté, empreint de sérénité et de dignité. Il lisait énormément et possédait une intelligence et une compréhension remarquables. Il assistait assidûment aux cercles de Shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, dont il rapportait de nombreux propos qu’il saisissait à un niveau qui échappait même aux plus éminents juristes.
Il décéda le lundi vingt-sixième de Ṣafar. La prière funéraire fut célébrée dans la mosquée, puis il fut inhumé au cimetière de Bâb aṣ-Ṣaghîr. Ses funérailles furent très suivies et louées.
Le shaykh vertueux, doyen des anciens :
Le pieux Taqî ad-Dîn Ibn aṣ-Ṣâyigh, maître-lecteur égyptien, de rite shâfiʿite. Il était le dernier survivant des maîtres de la lecture coranique. Son nom complet est Abû ʿAbd Allâh Muḥammad b. Aḥmad b. ʿAbd al-Khâliq b. ʿAlî b. Sâlim b. Makkî. Il s’éteignit en Ṣafar et fut enterré à al-Qarâfa. Ses funérailles furent très suivies. Âgé d’environ quatre-vingt-dix ans — il ne lui manquait qu’une année pour les atteindre — plusieurs personnes ont appris la récitation auprès de lui. Sa longue vie fut accompagnée d’œuvres vertueuses.
Le shaykh, l’imâm Ṣadr ad-Dîn :
Abû Zakariyyâ Yaḥyâ b. ʿAlî b. Tammâm b. Mûsâ al-Anṣârî as-Subkî, de l’école shâfiʿite. Il entendit le ḥadîth et excella en usûl et en fiqh. Il enseigna à la madrasat as-Sayfiyya, qu’administra ensuite son neveu, Taqî ad-Dîn as-Subkî, lequel assuma par la suite la magistrature suprême de Syrie.
Aš-Shihâb Maḥmûd :
Il s’agit du grand Ṣadr, shaykh, imâm, savant, érudit et maître de la chancellerie. Depuis le célèbre Qâḍî al-Fâḍil, nul ne l’égala dans l’art épistolaire. Il possédait des qualités dont même al-Fâḍil était dépourvu, à savoir la profusion de vers et de longues qasîdas à la fois belles et éloquentes.