de Dâr al-Ḥadîth an-Nûriyya, et professeur de la madrasa al-Qawṣiyya à la Grande Mosquée. Il naquit le jour de la fête de la Rupture du jeûne, l’an 654 de l’Hégire. Il étudia le ḥadith et se forma auprès du shaykh Muḥy ad-Dîn an-Nawawî, qu’il ne quitta plus, si bien qu’on le surnommait « le Résumé d’an-Nawawî ». Il laissa des ouvrages, des recueils de bénéfices scientifiques, des compilations et des takhrîdj. Il exerça la dignité de shaykh de la Nûriyya depuis l’année 694 jusqu’à la présente, soit trente années.
Il décéda un lundi, premier de Dhû l-Ḥijja ; après lui, la charge de la Nûriyya revint à ʿIlm ad-Dîn al-Birzâlî et celle de la Qawṣiyya à Shihâb ad-Dîn Ibn Ḥirzallâh. La prière funéraire fut célébrée sur lui à la mosquée puis il fut inhumé au mont Qâsiyûn — qu’Allâh lui fasse miséricorde. Allâh — exalté soit-Il — sait parfaitement.
[Puis vint l’année 725 de l’Hégire]
Elle commença [avec les mêmes gouvernants que l’année précédente, son premier jour étant un mercredi].
Le cinquième jour de Ṣafar, arriva à Damas le shaykh Shams ad-Dîn Maḥmûd al-Iṣbahânî, de retour du pèlerinage et de la visite de la Noble Jérusalem. C’est un homme vertueux qui a composé plusieurs ouvrages, parmi lesquels le « Commentaire du Mukhtaṣar d’Ibn al-Hâjib », le « Commentaire du Tajrîd », et d’autres encore. Par la suite, il commenta également la « Ḥâjibiyya » et mit en chantier un Tafsîr après son installation en Égypte. À son arrivée à Damas, il fut honoré et les étudiants se pressèrent autour de lui ; il jouissait de la faveur du qâḍî Jalâl ad-Dîn al-Qazwînî. [Puis il délaissa tout cela] et se mit à fréquenter le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya ; il écouta ses ouvrages et son réfutation des théologiens spéculatifs, [demeura auprès de lui quelque temps ; puis, lorsque le shaykh Taqî ad-Dîn mourut, il se rendit en Égypte et y acheva son Tafsîr].
En Rabîʿ al-Awwal, le sultan détacha une expédition d’environ cinq mille hommes vers le Yémen, où son cousin s’était soulevé contre lui ; une foule de pèlerins les accompagna, parmi lesquels le shaykh Fakhr ad-Dîn an-Nuwayrî.