Sharaf ad-Dîn Abû ‘Abd Allâh : Muḥammad, fils du shaykh, de l’imâm, de l’érudit Zayn ad-Dîn Ibn al-Munajjâ Ibn ‘Uthmân Ibn As‘ad Ibn al-Munajjâ at-Tanûkhî al-Ḥanbalî, frère du qâḍî al-quḍât ‘Alâ’ ad-Dîn, écouta le ḥadîth, enseigna, donna des avis juridiques et fréquenta le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya ; il se distinguait par sa piété, son affection, sa générosité et par le règlement de nombreux droits.
Il décéda dans la nuit du lundi 4 Shawwâl ; il était né en 675 de l’Hégire et fut inhumé dans le mausolée familial à aṣ-Ṣâliḥiyya.
Le shaykh Ḥusayn al-Kurdî, surnommé al-Muwallah : il se mêlait aux impuretés et aux ordures, marchait pieds nus et tenait parfois des propos incohérents évoquant la connaissance de l’invisible ; les gens nourrissaient à son égard une croyance — comme il est d’usage chez les aveugles et les égarés —. Il mourut en Shawwâl.
Karîm ad-Dîn, qui fut l’intendant du sultan ‘Abd al-Karîm Ibn al-‘Alam Hibat Allâh al-Musalmânî : il obtint, en richesses, en avancement et en haute considération auprès du sultan, ce que nul n’avait obtenu sous la dynastie des Turcs. Il dota deux mosquées à Damas : la première est la mosquée d’al-Qubaybât — ainsi que le grand bassin faisant face à la porte de la mosquée ; il acheta pour celle-ci un canal d’irrigation pour cinquante mille (dirhams), dont les gens tirèrent grand profit et trouvèrent un soulagement —, la seconde est la mosquée située à al-Qâbûn. Il multiplia les œuvres de charité — qu’Allâh les agrée et lui pardonne. À la fin de sa vie, il fut arrêté, ses biens confisqués ; il fut exilé à Shawbak, puis à Jérusalem, ensuite en Haute-Égypte, où il se serait étranglé avec son turban dans la ville d’Assouan, le 23 Shawwâl. Il était de belle prestance, de haute stature, et l’on découvrit après sa mort de nombreux trésors — qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Le shaykh, imâm, savant ‘Alâ’ ad-Dîn : ‘Alî Ibn Ibrâhîm Ibn Dâwûd Ibn Sulaymân Ibn al-‘Aṭṭâr, shaykh de Dâr