Les shuttar, grâce à qui la situation du Caire et de l’Égypte fut rétablie. [Cet homme demeura en compagnie d’Ibn Taymiyya pendant tout son séjour en Égypte].
(1) Au mois de Ramadan, le cheikh Najm ad-Dīn ʿAbd ar-Raḥīm ibn ach-Chaḥḥām al-Mawṣilī (venant des terres du sultan Ūzbāk), qui possédait divers savoirs en médecine et autres disciplines, arriva à Damas. Il était muni d’une lettre de recommandation, si bien qu’on lui confia l’enseignement à l’école ẓ-ẓāhiriyya al-barrāniyya, dont جمال الدين بن القلانسي lui céda la charge. Il en prit officiellement la direction au début du mois de Dhū al-Ḥijja, avant de dispenser également un enseignement à al-Jārūkhiyya.
Puis, la caravane (ar-Rakb) partit le neuvième de Shawwāl, sous la direction de Kūkandjiār al-Muḥammadī (5), et son juge (qāḍī) était Shihāb ad-Dīn aẓ-Ẓāhirī (6). Parmi ceux qui partirent en pèlerinage se trouvaient Burhān ad-Dīn al-Fazārī, Shihāb ad-Dīn Qarāṭāy an-Nāṣirī, gouverneur de Tripoli, ainsi que Ṣārūjā (7), Shihrī et d’autres.
À la mi-Shawwāl, le sultan augmenta le nombre de fuqahāʾ (jurisconsultes) dans son école an-Nāṣiriyya. Ils y étaient jusque-là trente par école juridique ; il les porta à cinquante-quatre par rite, en haussant également leurs soldes. Le 23 du même mois, on découvrit que Karīm ad-Dīn al-Kabīr, l’agent (wakīl) du sultan, s’était pendu à l’intérieur d’un cabinet fermé de l’intérieur : il avait passé une corde autour de son cou, placé une cage sous ses pieds, puis poussé la cage du pied, trouvant ainsi la mort à Aswān. On rapportera sa biographie ultérieurement.
Le 17 Dhū al-Qaʿda, Damas fut parée de décorations pour célébrer la guérison du sultan, atteint d’une maladie qui l’avait presque mené à la mort. Au cours de ce même mois de Dhū al-Qaʿda, Jamāl ad-Dīn ibn al-Qalānsī reprit l’enseignement à aẓ-Ẓāhiriyya al-Jawwāniyya en remplacement d’Ibn az-Zamlakānī, parti exercer la fonction de juge (qāḍī) à Alep. Le qāḍī al-Qazwīnī assista à cette séance d’ouverture. Une lettre fiable parvint également de Bagdad à l’intention du mawlā Shams ad-Dīn ibn Ḥassān (8), l'informant que l’émir Jūbān avait tendu…