Le shaykh Aḥmad al-Aʿqaf al-Ḥarīrī : Shihāb ad-Dīn Aḥmad b. Ḥāmid b. Saʿīd at-Tanūkhī al-Ḥarīrī.
Il naquit en l’an 644 de l’Hégire. Dans son jeune âge il étudia, auprès du shaykh Tāj ad-Dīn al-Fazārī, l’ouvrage « at-Tanbīh ». Par la suite, il se joignit aux Ḥarīriyyah et les servit. Il demeura constamment aux côtés du shaykh Najm ad-Dīn b. Isrāʾīl et écouta les ḥadiths. Il accomplit le pèlerinage à plusieurs reprises. D’une belle prestance, très affable avec les gens et d’un excellent caractère, il décéda le dimanche 23 Ramadān dans sa zāwiya de al-Mizzah et fut inhumé au cimetière de cette localité. Ses funérailles furent très suivies.
Le vendredi 28 Ramadān, on accomplit à Damas la prière funéraire par procuration pour l’absent, le shaykh Hārūn al-Maqdisī, décédé à Baalbek durant les dix derniers jours de Ramadān ; c’était un homme pieux, connu des pauvres.
[Le jeudi 3 Dhū al-Qaʿdah, mourut] le shaykh-lecteur Abū ʿAbd Allāh : Muḥammad b. Ibrāhīm b. Yūsuf b. Ghuṣn al-Anṣārī, originaire d’al-Qaṣr puis de Sebta, établi à al-Quds. Il fut enterré à Māmalī. Ses funérailles furent imposantes ; Karīm ad-Dīn et la population y assistèrent à pied. Né en 653 H, ce shaykh inspirait le respect ; il portait une barbe rougie au henné. Je le rencontrai et discutai avec lui cette même année lors de ma première visite à la Noble Jérusalem. Il était de rite mālikite, avait lu le « Muwaṭṭaʾ » en huit mois, et avait étudié la grammaire auprès de l’ustādh Abū ar-Rabīʿ, commentateur des « Jumal » d’az-Zajjājī, par la voie de Shurayḥ.
Notre shaykh authentique, doyen et grand voyageur, Shams ad-Dīn Abū an-Naṣr Muḥammad b. ʿImād ad-Dīn Abī al-Faḍl Muḥammad b. Shams ad-Dīn Abī Naṣr Muḥammad b. Hibat Allāh b. Muḥammad b. Yaḥyā b. Bandār b. Mamil aš-Shīrāzī.
Né en Shawwāl 629 H, il entendit de nombreux ḥadiths, transmit et fut utile. Durant sa maladie, notre shaykh al-Mizzī – qu’Allāh lui fasse miséricorde – lui lut plusieurs fascicules, qu’Allāh le récompense. C’était un homme pieux, bienfaisant, béni et humble ; il dorait les fascicules et les muṣḥaf, domaine dans lequel il excellait. Il ne se souilla d’aucune fonction officielle et ne se compromit dans aucune