Le muezzin — que l’on nomme également : ʿAbd al-ʿAẓîm fils du ḥâfiẓ Sharaf ad-Dîn ad-Dimyâṭî — vit ensuite sa charge retirée à ach-Shubkî pour être attribuée à Fatḥ ad-Dîn Ibn Sayyid an-Nâs al-Yaʿmurî, lequel en prit effectivement les fonctions au mois de Dhû al-Qaʿda.
Le jeudi, premier jour de Dhû al-Ḥijja, on revêtit de la robe d’investiture Quṭb ad-Dîn, fils du Shaykh de Salamiya, et il fut rétabli à la direction de l’armée, aux côtés de Muʿîn ad-Dîn Ibn al-Ḥushayš¹. Après quelque temps², Quṭb ad-Dîn exerça seul cette charge et Ibn al-Ḥushayš fut destitué.
Parmi les notables décédés durant cette année :
– L’imâm et historien Kamâl ad-Dîn al-Fuwaṭî³ : Abû al-Faḍl ʿAbd ar-Razzaq fils de Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn ʿUmar ibn Abî al-Maʿâlî ash-Shaybânî al-Baghdâdî, connu sous le nom d’Ibn al-Fuwaṭî, qui était son grand-père maternel. Il naquit à Bagdad en 642 H, fut fait prisonnier lors de l’invasion tatare, puis s’évada. Il devint préposé aux livres de la madrasa al-Mustanṣiriyya. Il composa une histoire en cinquante-cinq volumes⁵, une autre d’environ vingt volumes⁶, rédigea de nombreux ouvrages et de beaux poèmes, et entendit le ḥadith auprès de Muḥyî ad-Dîn Ibn al-Jawzî⁷. Il mourut le 3 Muḥarram et fut inhumé au cimetière ash-Shûnîziyya.
– Le Qâḍî al-Quḍât (juge suprême) Najm ad-Dîn Ibn Ṣaṣrā⁸ : Abû al-ʿAbbâs Aḥmad fils de l’ʿAdl ʿImâd ad-Dîn Ibn Muḥammad Ibn al-ʿAdl Amîn ad-Dîn Sâlim fils du ḥâfiẓ, traditionniste, Bahâʾ ad-Dîn Abî al-Mawâhib al-Ḥasan ibn Hibat Allâh ibn Maḥfûẓ ibn al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn Muḥammad Ibn Ṣaṣrā at-Taghlibî ar-Rubaʿî ash-Shâfiʿî, juge suprême de la province de Shâm.
Il naquit en Dhû al-Qaʿda 655 H, écouta le ḥadith, étudia assidûment et acquit de vastes connaissances. Il copia auprès du qâḍî Shams ad-Dîn Ibn Khallikân son ouvrage « Wafayât al-Aʿyân » et l’entendit de sa bouche. Il se forma en jurisprudence auprès du shaykh Tâj ad-Dîn al-Fazârî et en grammaire auprès de son frère Sharaf ad-Dîn. Il excellait dans la rédaction et possédait une expression élégante. Il enseigna à la « petite ʿÂdiliyya » l’année