Châma (1) — Né en 653 H, son père le fit entendre les shouyoûkh, il apprit le Coran, se consacra au fiqh, copiait les manuscrits, multipliait la récitation et fréquentait les madrasas ainsi que la grande assemblée hebdomadaire de lecture (as-Sab‘ al-Kabîr) (2). Il s’éteignit le vingt-septième de Shawwâl et fut inhumé auprès de son père dans le cimetière de Bâb al-Farâdis (3).
Le vertueux ascète, le shaykh : Jalâl ad-Dîn Abû Isḥâq Ibrâhîm ibn Zayn ad-Dîn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Maḥmûd ibn Muḥammad al-‘Uqaylî, connu sous le nom d’Ibn al-Qalânsî (4). Né en 654 H, il étudia auprès d’Ibn ‘Abd ad-Dâ’im le fascicule d’Ibn ‘Arafa qu’il transmit plusieurs fois, et reçut aussi d’autres maîtres. Il exerça d’abord la calligraphie et la rédaction, puis y renonça totalement pour se consacrer à l’adoration et à l’ascèse. Les émirs d’Égypte lui bâtirent une zâwiya et fréquentaient son cercle. D’un abord affable et éloquent, il était cependant dur d’oreille. Il se rendit ensuite à Jérusalem, puis vint une fois à Damas où la population se réunit autour de lui, l’honora, et il y transmit des hadiths avant de retourner à Jérusalem. Il y décéda dans la nuit du dimanche 3 Dhû al-Qa‘da et fut enterré au cimetière de Mamlî – qu'Allah lui fasse miséricorde –. Il était le frère du muḥtasib ‘Izz ad-Dîn ibn al-Qalânsî et l’oncle maternel du dignitaire Taqî ad-Dîn ibn Marâjil (5)(6).
Le shaykh, l’imâm, Quṭb ad-Dîn : Muḥammad ibn ‘Abd aṣ-Ṣamad ibn ‘Abd al-Qâdir as-Sunbâṭî al-Miṣrî (7). Il compendia « ar-Rawḍah » (8) et composa l’ouvrage « Taṣḥîḥ at-Ta‘jîz ». Il enseigna à la Fâḍiliyya, assuma la suppléance dans le jugement au Caire et comptait parmi les plus éminents juristes. Il mourut le vendredi 14 Dhû al-Ḥijja à l’âge de soixante-dix ans. Après lui, la chaire de la Fâḍiliyya fut occupée par Ḍiyâ’ ad-Dîn al-Munâwî (9), substitut du qâḍî au Caire, en présence d’Ibn Jamâ‘ah et des notables. Et Allâh est plus Savant.