Il réprouvait Rachîd ad-Dawla (1) et ne cessait de le dénigrer. Lorsque ce dernier fut tué, il déclara : « Sa mort est plus avantageuse que l’exécution de cent mille Nazaréens. » Rachîd ad-Dawla cherchait à se concilier ses faveurs, mais il refusait ; il n’acceptait rien de personne. À son propre décès, on l’inhuma dans le cimetière de ash-Shûnîziyya (2). Il avait alors presque soixante ans – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Mouḥyî ad-Dîn Muḥammad ibn Mufaḍḍal ibn Faḍl Allâh al-Miṣrî (3) – secrétaire du « Maliku l-Umara’ » (4) et receveur général des waqf – jouissait d’une conduite louée et était apprécié des savants et des pieux. Doué de générosité, il rendait maints services aux gens. Il mourut le vingt-quatrième Jumâdâ al-Ûlâ et fut inhumé dans la nécropole des Banî Hilâl (5), au pied du Qâsiyûn, à l’âge de quarante-six ans. Sa fonction revint ensuite à Amîn ad-Dîn ibn an-Naḥḥâs.
Le grand émir Ghurlu ibn ‘Abd Allâh al-‘Adalî (6) comptait parmi les hauts dignitaires de l’État et dirigeait des milliers d’hommes. Il assura l’intérim à Damas pour son maître al-Malik al-‘Âdil Kutbughâ durant environ trois mois, en 695 puis au début de 696 de l’Hégire. Il demeura un émir éminent jusqu’à son décès, survenu le jeudi 7 Jumâdâ al-Ûlâ. On l’inhuma dans son mausolée, au nord de la mosquée al-Muẓaffarî, sur le mont Qâsiyûn. Énergique et courageux, il était sincère envers l’Islam et ses gens. Il mourut dans sa soixantaine – qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
L’émir Jamâl ad-Dîn Aqûsh (9), ar-Raḥbî (10) al-Manṣûrî (11), gouverneur de Damas durant de longues années, était originaire des villages d’Irbil (12). Chrétien d’abord, il fut capturé, puis vendu au vice-roi de ar-Raḥba ; transféré ensuite à al-Malik al-Manṣûr, celui-ci l’affranchit et le nomma émir.