Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il ne recevait ni de l’État ni d’aucune autre partie la moindre rétribution ; sa zāwiya n’était dotée ni d’un traitement régulier ni d’un waqf. On lui proposa cette aide à maintes reprises, mais il s’y refusa. On venait le visiter ; il possédait un savoir abondant et de nombreuses vertus. Sa compréhension était saine, sa connaissance complète ; sa croyance était saine et son for intérieur droit. Il aimait le ḥadith et les traces des pieux Prédécesseurs, multipliait la récitation (et la réunion du cœur sur Allāh – glorifié soit Sa majesté –). Il composa un fascicule relatant les récits de son grand-père — qu’Allāh lui fasse miséricorde et abreuve sa tombe d’une pluie de clémence.

Le cheikh vertueux, littérateur accompli et poète émérite, Taqī al-Dīn Abū Muḥammad ʿAbd Allāh, fils du cheikh Aḥmad ibn Tammām ibn Ḥassān al-Tallī, puis al-Ṣāliḥī al-Ḥanbalī, frère du cheikh Muḥammad ibn Tammām, naquit en l’an 635 H. Il entendit le ḥadith, fréquenta les gens d’excellence. Il était beau de visage et d’allure, d’un caractère agréable, doux de nature, charmant voisin et compagnon, enclin à la plaisanterie. Il séjourna quelque temps au Ḥijāz, rencontra Ibn Sabʿīn ainsi que Taqī al-Ḥawrānī. Il étudia la grammaire auprès d’Ibn Mālik puis de son fils Badr al-Dīn, qu’il accompagna longtemps. Al-Shihāb Maḥmūd le côtoya cinquante années durant et louait son ascèse et son détachement du bas-monde. Il décéda dans la nuit de samedi, le 3 Rabīʿ al-Ākhir, et fut inhumé au flanc de la montagne.

Le cheikh ʿAlam al-Dīn al-Barzalī a cité, dans sa biographie, un morceau de sa poésie ; en voici quelques vers :

Ô habitants des haltes chéries enfouis dans mon cœur,
Vous possédez, dans son flanc palpitant, une quiétude.

Sans cesse je renouvelle chez vous mon propos ;
Il devient suave, quoique le propos, lui, porte ses douleurs.

Je l’enfile en rubis tirés de mes larmes,
Que répandent alors les orbites et les paupières.

Je fais naître des pensées inédites dans votre amour,
Et, grâce à vous, toute rime devient aisée.

En secret, j’interroge les pleurs à votre sujet :
Le secret de votre amour reste un secret bien préservé.

(1) N'existe pas dans B. Là où il y a : il aime la solitude. Et ce n'est pas « Bujayyid ». (2) Dans A et Ṭ une bonne lecture. Nous avons confirmé ce qui est dans B, ce qui est juste. En effet, l’auteur de « Manādamat al-Aṭlāl » (p. 312) a rapporté, citant al-‘Adawī dans les ajouts, ces propos : « Et cheikh Muḥammad ibn ‘Umar ibn Abī Bakr a loué son mérite dans un ouvrage bien fait. » Fin de citation. (3) Dans Ṭ : al-Ballī. (4) Sa notice se trouve dans « Fawāt al-Wafayāt » (2/161), « ad-Durar al-Kāmina » (2/241-243), « ash-Shadharāt » (6/48) et « al-A‘lām » (4/68). (5) Il s’agit de ‘Abd al-Ḥaqq ibn Ibrāhīm ibn Muḥammad, le cheikh soufi, partisan de l’unicité de l’existence. Il est décédé en 669 H. (6) C’est Muḥammad ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn Mālik. Décédé en 672 H, selon « Bughyat al-Wu‘ātāʾ » (1/130). (7) Dans « Fawāt al-Wafayāt » (2/164) à propos de chaque membre. (8) Il y a : بكم (« bikum »). (9) Il y a : عقودًا (« ‘uqūdan »). (10) Il y a : النكباء (« an-nakabāʾ »). (11) Il y a : عندي («ʿindī»).
الدولة ولا غيرهم، ولا لزاويته مرتَّب ولا وقف، وقد عرض عليه ذلك غير مرة فلم يقبل، وكان يُزار، وكان لديه علم وفضائل جمة، وكان فهمه صحيحًا، وكانت له معرفة تامة، وكان حسنَ العقيدة وطويتُه صحيحة، محبًا للحديث وآثار السلف، كثير التلاوة [والجمعية على الله – Exalté soit-Il – ] (١) ، وقد صنف جزءًا فيه أخبار جَدِّه (٢) ، (رحمه الله) وبلّ ثراه بوابل الرحمة آمين. الشيخ الصالح الأديب البارع الشاعر المجيد: تقي الدين أبو محمد عبد الله بن الشيخ أحمد بن تمام بن حسان التلي (٣) ثم الصالحي الحنبلي (٤) ، أخو الشيخ محمد بن تمّام، ولد سنة خمس وثلاثين وستمئة، وسمع الحديث، وصحبَ الفُضَلاء، وكان حسنَ الشَّكل والخُلُق، طيِّب النفس مليح المجاورة والمجالسة، كثيرَ المفاكهة، أقام مدَّة بالحجاز واجتمع بابن سبعين (٥) وبالتَّقي الحورانيّ، وأخذ النَّحوَ عن ابن مالك (٦) وابنه بدر الدين وصحبَه مدَّة، وقد صحبه الشّهاب محمود مدَّةَ خمسين سنة، وكان يثني عليه بالزهد والفراغ من الدنيا، توفي ليلة السبت الثالث من ربيع الآخر ودفن بالسَّفح. وقد أورد الشيخ علَم الدين البِرْزالي في ترجمته قطعة من شعره: فمن ذلك قوله: أَسُكَّانَ المعاهدِ من فُؤادي … لكُم في خافقٍ منه (٧) سكونُ أكرِّرُ فيكمُ أبدًا حديثي … فيحلو والحديثُ له (٨) شجونُ وأنظمهُ عقيقًا (٩) من دموعي … فتنثرهُ المحاجرُ والجفونُ وأبتكرُ المعاني في هواكُم … وفيكُم كلّ قافيةٍ تهونُ وأسألُ عنكُمُ البكَّاء (١٠) سرًّا … وسرُّ هواكمُ سرٌّ (١١) مصونُ
(١) ليست في ب. والذي فيه: يحبُّ الخلوه. وليس بجعيد. (٢) في أ وط جيدة. وأثبتنا ما في ب وهو الصواب فقد ذكر صاحب منادمة الأطلال (ص ٣١٢) نقلًا عن العدوي في الزيادات قوله: وألف حمده الشيخ محمد بن عمر بن أبي بكر في مناقبه مؤلفًا حسنًا. انتهى. (٣) في ط: البلي. (٤) ترجمته في فوات الوفيات (٢/ ١٦١) والدرر الكامنة (٢/ ٢٤١ - ٢٤٣) والشذرات (٦/ ٤٨) والأعلام (٤/ ٦٨). (٥) هو عبد الحق بن إبراهيم بن محمد الشيخ الصوفي. من القائلين بوحدة الوجود توفي سنة (٦٦٩) هـ. (٦) هو محمد بن عبد الله بن عبد الله بن مالك. مات سنة (٦٧٢ هـ) بغية الوعاة (١/ ١٣٠). (٧) في فوات الوفيات (٢/ ١٦٤) في كل جارحة. (٨) فيه: بكم. (٩) فيه: عقودًا. (١٠) فيه: النكباء. (١١) فيه: عندي.

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