le Nairbânî, l’un des grands vertueux, homme d’adoration et d’ascèse, compté parmi les compagnons de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya. Le dignitaire susmentionné assista à la cérémonie, ainsi qu’un groupe de juges et de notables.
Le lundi 20 Dhû l-Hijja, le shaykh Shams ad-Dîn Muḥammad b. ʿUthmân adh-Dhahabî, grand muḥaddith et ḥâfiẓ, prit en charge la chaire d’enseignement du mausolée d’Umm Ṣāliḥ, en remplacement de Kamâl ad-Dîn b. ach-Shurayshî, décédé sur la route du Ḥajj, au mois de Shawwâl, après avoir occupé cette fonction durant trente-trois ans. Plusieurs juges assistèrent à l’intronisation d’adh-Dhahabî.
Le mardi matin suivant cette leçon, le juriste Zayn ad-Dîn b. ʿUbaydân al-Ḥanbalî fut amené de Baalbek et interrogé au sujet d’un songe qu’il prétendait avoir vu entre sommeil et veille. Ce récit, qu’il avait rédigé de sa propre main et que quelques-uns de ses compagnons m’avaient fait parvenir, était plein de confusion, d’incohérences et de propos que ne tiendrait pas un esprit sain. Le juge shâfiʿî se saisit de lui, lui épargna la vie, le corrigea, fit proclamer dans la ville l’interdiction qui lui était faite d’émettre des fatwas ou de célébrer des mariages, puis le relâcha.
À l’aube du mercredi suivant, Badr ad-Dîn Muḥammad b. Baṣakhân prit la chaire d’enseignement de la récitation coranique au mausolée d’Umm Ṣāliḥ, en succession au shaykh Majd ad-Dîn at-Tûnisî, décédé. Les notables et gens de savoir étaient présents ; j’y assistai moi-même ce jour-là. Auparavant, la chaire de récitation de l’Ashrafiyya avait été confiée, également en remplacement de ce dernier, au shaykh Muḥammad b. Kharûf al-Mawṣilî.
Le jeudi 23 Dhû l-Hijja, notre maître et bienfaiteur, l’imâm, éminent savant, ḥâfiẓ et argument irréfutable, Abû l-Ḥajjâj Yûsuf b. az-Zakî ʿAbd ar-Raḥmân b. Yûsuf al-Mizzî, prit la direction de Dâr al-Ḥadîth al-Ashrafiyya à la place de Kamâl ad-Dîn b. ach-Shurayshî. Peu de gens assistèrent, certains nourrissant des réticences quant à sa nomination, alors qu’aucun de ses prédécesseurs n’en était plus digne ni plus savant que lui. [Qu’importe leur absence ? Elle ne l’attristait point ; c’est plutôt leur présence qui l’eût chagriné ; leur éloignement lui était source de quiétude – Allah est plus savant.]
Parmi les notables décédés au cours de cette année :
Le shaykh vertueux, dévot et ascète, homme de piété scrupuleuse, modèle de renoncement, dernier vestige des pieux prédécesseurs et exemple pour la postérité, Abû ʿAbd Allâh Muḥammad, fils du shaykh vertueux ʿUmar, fils du maître exemplaire, grand ascète et gnostique, Abû Bakr b. Qawâm b. ʿAlî b. Qawâm.