Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le jurisconsulte, l’imâm, le savant débatteur : Sharaf ad-Dîn Abû ‘Abd Allâh al-Husayn fils de l’imâm Kamâl ad-Dîn ‘Alî fils d’Isḥâq ibn Salâm, originaire de Damas et adepte de l’école shâfi‘ite, naquit en l’an 673 de l’Hégire. Il se consacra aux sciences, excella, acquit une solide érudition, enseigna à la Jârûkhiyya et à l’‘Adrâwiyya, reprit l’enseignement à la Ẓâhiriyya et délivra des fatwas à Dâr al-‘Adl.
Il était d’un cœur large, d’une ambition élevée, d’une âme généreuse ; l’on vantait la pénétration de son esprit, l’élégance de son écriture, la clarté de son éloquence et la maîtrise de ses joutes oratoires. Il décéda le vingt-quatrième jour de Ramaḍân, laissant des enfants et une lourde dette ; son épouse, fille de Zuwayzân, s’en acquitta intégralement – qu’Allâh agrée son acte et lui accorde Sa grâce.

Le ministre, l’ami des rois : Badr ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥmân ibn Ibrâhîm al-Irbilî, naquit en 640 H. Porté vers les belles-lettres, il en acquit une grande maîtrise et gagna sa vie auprès des souverains grâce à cet art.
Parmi ses vers délicats, le shaykh ‘Ilm ad-Dîn rapporte :
« Une coupe de vin dont l’éclat rappelle la joue de l’être aimé,
et mes larmes y abreuvent un croissant de lune.
Elle m’est plus précieuse que mon ouïe et que ma vue… »
Et, à propos d’une chanteuse :
« Ô gracieuse beauté, fine de taille, que caresse la prime jeunesse,
soumise à l’étreinte, languissante des paupières ;
Elle chanta, son corps ondula, telle la tourterelle
roucoulant sur la branche souple du banian. »

Le grand secrétaire, Sharaf ad-Dîn Muḥammad fils de Jamâl ad-Dîn Ibrâhîm, petit-fils de Sharaf ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥmân fils d’Amin ad-Dîn Sâlim fils du ḥâfiẓ Bahâ’ ad-Dîn al-Ḥasan fils de Hibat Allâh ibn Maḥfûẓ ibn Ṣaṣrâ, occupa divers postes administratifs. Il accompagna son oncle maternel, le juge des juges Ibn Ṣaṣrâ, lors du pèlerinage. Parvenus à Badr, il fut atteint d’une maladie qui ne le quitta plus jusqu’à son décès. Il mourut à La Mecque, en état d’iḥrâm, proclamant la talbiya ; la foule assista à ses funérailles et l’envia pour cette belle mort. Son décès survint un vendredi.

(1) Sa biographie se trouve dans al-Durar al-Kamina (t. 2, p. 59), al-Dāris (t. 1, pp. 228-229) et Shudhurāt al-Dhahab (t. 6, p. 44). (2) Dans l'édition al-Jārūdiyya. (3) Dans les éditions B et T : « son écriture, sa conservation et son éloquence... » (4) Sa biographie est également présente dans al-Durar al-Kamina (t. 2, p. 321), dans la revue al-Majalla al-Maǧmaʿ al-ʿIlmī al-ʿArabī (t. 18, p. 550) et dans al-Aʿlām (t. 3, p. 293). (5) Dans les éditions T et A : « trente-huit ». Ce que nous confirmons comme correct - si Dieu le veut - car son décès a eu lieu en l’année 717 de l’Hégire et il avait soixante-dix-sept ans, comme indiqué dans al-Durar. Il est également mentionné dans al-Aʿlām. (6) Ce qui est entre les deux parenthèses est un ajout des éditions B et T. Ceci se trouve dans al-Durar. (7) Sa biographie est dans al-Durar al-Kamina (t. 4, p. 9) où il est évoqué comme Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥīm b. Sālim b. Abī al-Mawāhib b. Ṣaṣrā al-Taghlabī al-Dimashqī. (8) Dans l'édition T : « il est allé au Ḥijāz al-Sharīf ». (9) Dans l'édition T : « Baḍrī », qui est une altération.
الفقيه الإمام العالم المُنَاظر (١) : شرف الدين أبو عبد الله الحُسين بن الإمام كمال الدين علي بن إسحاق بن سلام الدمشقي الشافعي، ولد سنة ثلاث وسبعين وستمئة، واشتغل وبرع وحصل ودرس بالجاروخية (٢) والعَذْراوية، وأعاد بالظَّاهرية وأفتى بدار العدل. وكان واسع الصَّدر كثيرَ الهمة كريمَ النفس مشكورًا في فهمه وخطِّه (٣) وفصاحته ومناظرته. توفي في رابع عشرين رمضان وترك أولادًا ودَيْنًا كثيرًا، فوفته عنه زوجته بنت زُوَيْزَان تقبّل الله منها وأحسن إليها. الصاحب أنيس الملوك (٤) : بدر الدين عبد الرحمن بن إبراهيم الإربلي، ولد سنة أربعين (٥) وستمئة، واشتغل بالأدب فحصل على جانبٍ جيّد منه وارتزق عند الملوك به، [فمن رقيق شعره ما أورده الشيخ علم الدين في ترجمته قوله: ومدامةُ خمرٍ تشبهُ خدَّ منْ … أَهوى ودمعي يسقي بها قمرا أعزّ عليَّ من سمعي ومن بصري … [ … ... … ... ] وقوله في مغنية: وعزيزةٍ هيفاءَ ناعمةِ الصّبا … طوعَ العناقِ مريضةَ الأجفان (٦) غنَّتْ وماسَ قوامُها فكأنّها الـ … ورقاءُ تسجعُ فوق غصنِ البانِ] الصّدر الرئيس شرف الدين محمد بن جمال الدين إبراهيم (٧) : ابن شرف الدين عبد الرحمن بن أمين الدين سالم بن الحافظ بهاء الدين الحسن بن هبة الله بن محفوظ بن صَصْرَى، بَاشر عدة جهات، وخرج مع خاله قاضي القضاة ابن صَصْرَى إلى الحج (٨) ، فلمَّا كانوا بِبدرٍ (٩) اعتراه مرض، ولم يزل به حتى مات، توفي بمكة وهو محرمٌ مُلَبٍّ، فشهد النَّاسُ جنازتَه وغَبطُوه بهذه الموتة، وكانت وفاته يوم الجمعة
(١) ترجمته في الدرر الكامنة (٢/ ٥٩) والدارس (١/ ٢٢٨ - ٢٢٩) وشذرات الذهب (٦/ ٤٤). (٢) في ط: الجاروضية. (٣) في ب وط: وخطه وحفظه وفصاحته … (٤) ترجمته في الدرر الكامنة (٢/ ٣٢١) ومجلة المجمع العلمي العربي (١٨/ ٥٥٠) والأعلام (٣/ ٢٩٣). (٥) في ط وأ: ثمان وثلاثون. وما أثبتناه الصّواب - إن شاء الله - لأن وفاته منة (٧١٧ هـ) وله من العمر سبع وسبعون سنة كما في الدُّرر. وهو المذكور أيضًا في الأعلام. (٦) ما بين الحاصرتين زيادة من ب وط. وهي في الدّرر. (٧) ترجمته في الدرر الكامنة (٤/ ٩) وفيه: محمد بن عبد الرحيم بن سالم بن أبي المواهب بن صَصْرَى التغلبي الدمشقي. (٨) في ط: ذهب إلى الحجاز الشريف. (٩) في ط: ببردى وهو تحريف.

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