Le cheikh ‘Izz ad-Dîn ibn ‘Abd as-Salâm se rendit ensuite à Damas où il fut nommé qâḍî en l’an 687 H. Sa naissance remonte approximativement à 629 H. Il proclama hautement les principes du madhhab mâlikite, restaura la madrasa aṣ-Ṣamṣâmiyya durant son mandat et rénova l’édifice de la Nûriyya(1). Il enseigna le « Ṣaḥîḥ » de Muslim, le « Muwaṭṭa’ » de Mâlik – selon la transmission de Yaḥyà ibn Yaḥyà(2) d’après Mâlik – ainsi que le livre « ash-Shifâ’ »(3) du Qâḍî ‘Iyâḍ(4). Vingt jours avant sa mort, il fut relevé de ses fonctions judiciaires – ce qui fut pour lui une grâce, puisqu’il ne mourut pas en charge. Il s’éteignit à la madrasa aṣ-Ṣamṣâmiyya le jeudi 9 Jumâdâ al-Âkhirah. La prière funéraire fut célébrée pour lui après celle du vendredi, puis il fut inhumé au cimetière de Bâb aṣ-Ṣaghîr, en face de la mosquée an-Nâranj(5). La population assista en masse à ses funérailles et le loua abondamment. Il avait dépassé les quatre-vingts ans, tout comme l’imâm Mâlik – qu’Allâh lui fasse miséricorde. Il n’atteignit cependant pas encore l’âge de dix-sept ans, selon l’interprétation de son école(6).
Le juge, ministre-secrétaire et chef des scribes(7), Sharf ad-Dîn Abû Muḥammad ‘Abd al-Wahhâb ibn Jamâl ad-Dîn Faḍlullâh ibn Mujallî(8) al-Qurashî, al-‘Adawî, al-‘Umarî(9), naquit en 629 H(10). Il étudia le ḥadîth, servit l’administration et sa position s’éleva jusqu’à ce qu’il soit nommé à la chancellerie du dîwân au Caire, avant d’être transféré au secrétariat d’État à Damas, fonction qu’il conserva jusqu’à son décès survenu le 8 Ramaḍân. Il fut inhumé sur le mont Qâsiyûn alors qu’il approchait les quatre-vingt-dix ans, jouissant encore de ses sens et de ses forces. Sa croyance à l’égard des savants – en particulier Ibn Taymiyya – et des pieux était saine – qu’Allâh leur fasse miséricorde. Il fut pleuré dans des élégies d’ash-Shihâb Maḥmûd, qui lui succéda au secrétariat d’État à Damas(11), ainsi que d’‘Alâ’ ad-Dîn ibn Ghânim et de Jamâl ad-Dîn ibn Nubâta.