La pieuse cheykha (1) : Sitt an-Ni‘am, fille de ʿAbd ar-Raḥmān b. ʿAlī b. ʿAbdūs al-Ḥarrāniyya, mère du shaykh Taqiyy ad-Dīn Ibn Taymiyya. Elle vécut plus de soixante-dix ans et ne fut jamais gratifiée d’aucune fille. Elle décéda le mercredi 20 Shawwāl et fut inhumée au cimetière de aṣ-Ṣūfiyya ; une foule innombrable assista à ses funérailles. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le shaykh Najm ad-Dīn Mūsā b. ʿAlī b. Muḥammad (5), originaire d’Alep puis établi à Damas, le scribe émérite connu sous le surnom d’al-Buṣbuṣ : il était le maître incontesté de l’art calligraphique de son époque, notamment dans les styles al-Mazwaj et al-Muthallath. Il copia des manuscrits pour le public durant cinquante années – je compte d’ailleurs parmi ceux dont il surveilla l’écriture, qu’Allah le rétribue. C’était un shaykh avenant, d’une belle prestance, qui composait également de bons poèmes. Il mourut le mardi 10 Dhū al-Qaʿda et fut enterré au cimetière de Bāb aṣ-Ṣaghīr à l’âge de soixante-cinq ans.
Le shaykh Taqiyy ad-Dīn al-Mawṣilī (8), Abū Bakr b. Muḥammad b. Abī Bakr b. Abī al-Karām : maître de la récitation auprès du Miḥrāb aṣ-Ṣaḥāba et enseignant attitré du rendez-vous d’Ibn ʿĀmir pendant de longues années. Les gens bénéficièrent de son enseignement en tajwīd et en variantes de récitation durant près d’un demi-siècle ; il fit achever le Coran à un grand nombre de disciples. On venait spécialement à lui pour cela et il réunissait les attestations de complétion que les jeunes lisaient les nuits de leur khatma. Il avait également entendu le ḥadith et se distinguait par sa piété. Il décéda dans la nuit de mardi, le 17 Dhū al-Qaʿda, et fut inhumé à Bāb aṣ-Ṣaghīr – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le shaykh vertueux, ascète et maître-lecteur (10) : Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. al-Khaṭīb Salāmah b. Sālim b. al-Ḥasan b. Yanbūb al-Mālīnī, l’un des hommes de piété connus à la Grande Mosquée de Damas. Il avait entendu le ḥadith et enseigné la lecture du Coran aux gens durant près de cinquante ans ; il aidait particulièrement les enfants à bien prononcer les lettres difficiles. Il était affligé d’un trouble buccal et portait une coupelle sous son menton tant il salivait continuellement. Il avait dépassé de quatre années la barre des quatre-vingts ans.