Après être revenu de la ville et avoir exercé la fonction de juge à al-Jawziyya, son état changea sitôt qu’il parvint à sa demeure du Dair(1). Il rendit l’âme après la prière du Maghrib, dans la nuit du lundi, onzième de Dhou l-Qaʿda. Le lendemain, il fut inhumé dans la tombe de son grand-père(2), et une foule considérable assista à ses funérailles, un grand nombre de personnes étant présentes.
Le shaykh ʿAlî fils du shaykh ʿAlî al-Harîrî(3) : il tenait le premier rang au sein de son ordre(4). Son père mourut alors qu’il n’avait que deux ans. Il s’éteignit au village de Busr(5) au cours du mois de Djoumâdâ l-Oulâ.
Le sage, vertueux et éminent médecin : Bahâʾ ad-Dîn ʿAbd as-Sayyid ibn al-Muhadhdhab Isḥâq ibn Yaḥyâ, l’oculiste(6), honoré par l’Islam. Après sa conversion éclairée, il récita l’intégralité du Coran ; un grand nombre de ses compatriotes, et d’autres encore, embrassèrent l’Islam grâce à lui. Il fut une bénédiction pour lui-même et pour eux. Auparavant, il était le doyen religieux des Juifs, puis Allâh – Exalté soit-Il – le guida.
Il décéda le dimanche sixième de Djoumâdâ al-Âkhirah et fut enterré le jour même au pied du mont Qâsyoun. Il s’était converti à l’Islam entre les mains de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, lorsque celui-ci lui démontra la fausseté de leur religion, la situation dans laquelle ils se trouvaient, ainsi que les modifications et les altérations qu’ils avaient introduites dans leur Livre(7).
[Ensuite débuta l’année 716 de l’Hégire], dont le croissant apparut alors que les gouverneurs des provinces étaient ceux mentionnés pour l’année précédente(8), à l’exception du Hanbalite de Damas, décédé vers la fin de l’année écoulée(9).
Au mois de Mouḥarram, la répartition des mithâlât(10) royales en Égypte fut achevée, conformément à la dissolution des corps militaires ; l’armée fut passée en revue devant le sultan, et celui-ci abolit le muqṣ, impôt illicite, dans toutes les contrées du Saʿîd et du Shâm.