Nasr Allâh ibn al-Muẓaffar ibn Asʿad ibn Ḥamzah ibn Asad ibn ʿAlî ibn Muḥammad at-Tamîmî ad-Dimashqî, connu sous le nom d’Ibn al-Qalânsî (1), naquit en l’an 646 de l’hégire. Il fut chargé de l’administration du « naẓar al-khâṣṣ » (les biens privés du souverain). Auparavant, il avait exercé la fonction de témoin dans l’estimation des biens, puis y avait renoncé. Il laissa à sa mort plusieurs enfants ainsi qu’une fortune abondante. Il décéda dans la nuit du samedi 12 Ṣafar et fut inhumé au Jabal Qâsiyûn.
Le shaykh Ṣafî ad-Dîn al-Hindî, Abû ʿAbd Allâh Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥîm ibn Muḥammad al-Armuwî (2), chaféite et théologien, vit le jour en Inde en 644 H. Il étudia auprès de son grand-père Laʾf, homme de mérite. Il quitta Delhi (3) en Rajab 667 H, accomplit le pèlerinage et demeura trois mois à La Mecque. Il se rendit ensuite au Yémen où le sultan al-Muẓaffar lui accorda quatre-cents dinars, puis gagna l’Égypte où il resta quatre ans. De là, il se dirigea vers les contrées du Rûm par la voie d’Antioche ; il y passa onze années : cinq à Konya (5), cinq à Sîvâs et une à Qaysariyya (6). Il rencontra le qâḍî Sirâj ad-Dîn qui l’honora grandement.
En 685 H, il arriva à Damas, s’y établit et enseigna dans les madrasas ar-Rawâḥiyya, ad-Dulâʿiyya, aẓ-Ẓâhiriyya et al-Atâbakiyya. Il composa des ouvrages d’uṣûl et de kalâm, présida aux cours et aux fatwas, et fit donation de ses livres à la Dâr al-Ḥadîth al-Ashrafiyya. Il se distinguait par sa piété et sa générosité.
Il mourut dans la nuit du mardi 29 Ṣafar et fut enterré au cimetière des soufis. Au moment de sa mort, il ne possédait rien d’autre que la pension de la Ẓâhiriyya, et c’est là qu’il rendit l’âme. Après lui, la chaire d’enseignement fut occupée par Ibn az-Zamlakânî, tandis qu’Ibn Ṣaṣrâ obtint la madrasa al-Atâbakiyya.
Le qâḍî, muḥaddith, doyen des chaînes de transmission et grand voyageur, Taqî ad-Dîn Sulaymân ibn Ḥamzah ibn Aḥmad ibn ʿUmar ibn ash-Shaykh Abî ʿUmar al-Maqdisî, hanbalite, juge à Damas, naquit au milieu de Rajab 628 H. Il entendit un grand nombre de ḥadiths, les récita lui-même, étudia le fiqh et y excella. Il fut nommé à la magistrature et transmit la Tradition. C’était l’un des meilleurs hommes : d’un caractère exemplaire et d’une haute noblesse de cœur. Il mourut subitement après