Le savant éminent Taqî ad-Dîn as-Subkî occupa la charge de shaykh. C’était un homme pieux ; il rendit l’âme à l’aube du mardi 19 Rabîʿ al-Âkhir et ses funérailles furent très suivies.
L’éminent émir, le roi al-Muẓaffar (1), Shihâb ad-Dîn Ghâzî fils du roi an-Nâṣir Dâwûd fils d’al-Muʿaẓẓam, avait entendu le ḥadîth (2) et se distinguait par son humilité. Il décéda en Égypte le 12 Rajab et fut inhumé au Caire.
Le Qâḍî al-Quḍât (3) Shams ad-Dîn Abû ʿAbd Allâh Muḥammad ibn Ibrâhîm ibn Dâwûd ibn Ḥâzim (4) al-Adhraʿî, de rite ḥanafite, était un savant émérite : il enseigna, donna des fatwas et occupa la magistrature des ḥanafites à Damas durant une année avant d’être révoqué, tout en continuant d’enseigner à la madrasa ash-Shibliyya quelque temps. Il se rendit ensuite en Égypte, séjourna cinq jours au monastère Saʿîd as-Suʿadâʾ, puis mourut le mercredi 22 Rajab – qu’Allâh Seul en soit Informé.
[Puis s’ouvrit l’année 713 H.] Elle débuta [avec les mêmes détenteurs d’autorité] (5), tandis que le sultan se trouvait encore au Ḥiǧâz et n’était pas revenu. L’émir Sayf ad-Dîn Qajlîs (6) arriva le samedi, premier jour de Muḥarram, venant du Ḥiǧâz et annonça la bonne santé du sultan ; il précisa qu’il l’avait quitté à la Ville Prophétique et qu’il avait déjà atteint les frontières du royaume. Les tambours de la bonne nouvelle battirent, réjouissant les cœurs.
Le service du courrier rapporta ensuite que le souverain était entré à al-Karak le dimanche 2 Muḥarram. Le mardi 11 Muḥarram, il fit son entrée à Damas ; la population sortit, comme à l’accoutumée, pour l’accueillir. Je le vis, à son retour de ce pèlerinage, avec un petit pansement, une feuille collée sur la lèvre. Il s’installa au palais, puis accomplit la prière du vendredi, le 14 Muḥarram, dans la maqṣûrah de la chaire de la grande mosquée omeyyade (7).