Il décéda au cours du mois de Ramadan de cette même année ; lui succéda dans le pouvoir le fils de son frère, Özbek Khan, qui était musulman. Il proclama la religion de l’Islam dans ses territoires, fit exécuter un grand nombre d’émirs mécréants, et la Sharîʿa muhammadienne l’emporta sur toutes les autres législations en ces contrées – louange et grâce à Allah pour l’Islam et la Sunna.
Parmi les notables décédés cette année-là :
– Le roi al-Manṣûr, seigneur de Mardin : Najm ad-Dîn Abû l-Fatḥ Ghâzî ibn al-Malik al-Muẓaffar Qarâ Arslân ibn al-Malik as-Saʿîd Najm ad-Dîn Ghâzî ibn al-Malik al-Manṣûr Nāṣir ad-Dîn Artuq ibn Ghâzî [ibn al-Manā ibn Timurtâsh ibn Ghâzî] ibn Artuq al-Artuqî, souverains de Mardin depuis de nombreuses années. C’était un cheikh respectable, impressionnant, bien constitué, corpulent ; lorsqu’il se déplaçait à cheval, on faisait suivre derrière lui une litière par crainte qu’il ne soit incommodé, afin qu’il puisse s’y installer.
Il s’éteignit le 9 Rabîʿ al-Âkhir et fut inhumé dans son école, au pied de la citadelle. Il avait dépassé les soixante-dix ans et régna près de vingt ans. Après lui, son fils al-ʿÂdil prit le pouvoir, qu’il conserva dix-sept jours, avant que son frère al-Manṣûrî ne monte sur le trône.
– Décédèrent également :
• L’émir Sayf ad-Dîn Quṭlûbak ash-Shaykhî, l’un des grands émirs de Damas ;
• Le vertueux cheikh Nûr ad-Dîn Abû l-Ḥasan ʿAlî ibn Muḥammad ibn Hârûn ibn Muḥammad ibn Hârûn ibn ʿAlî ibn Ḥumayd at-Taghlibî ad-Dimashqî, lecteur et “musnid” du ḥadîth au Caire.
Il transmit [des traditions] d’Ibn az-Zubayr, d’Ibn al-Lattî, de Jaʿfar al-Hamadhânî, d’Ibn ash-Shîrâzî et de nombreux autres. L’Imâm avait établi pour lui un recueil de transmissions