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- Chapitre -
Le cheikh, l'imam érudit Shams al-Din Abu Abd Allah Muhammad ibn Ahmad ibn Abd al-Hadi ibn Abd al-Hamid ibn Abd al-Hadi ibn Yusuf ibn Muhammad ibn Qudama al-Maqdisi, dans son ouvrage consacré à la biographie du cheikh Taqi al-Din Ibn Taymiyya, relate :
Lorsque, au mois de Rajab de l'année 711, un homme parmi les notables du peuple d'Égypte rendit visite à mon frère, le cheikh Sharaf al-Din, qui était chez lui au Caire, il lui dit : « Un groupe rassemblé dans la mosquée s'est déchaîné contre le cheikh, s'est isolé avec lui et l'a frappé. » Il répondit : « Allah nous suffit, et Il est le meilleur garant. »
Un des compagnons du cheikh se trouvait alors auprès de lui, il se leva et se rendit au Caire.
Il raconte : « Je trouvai des gens de la Hussayniyya et d'ailleurs, hommes et cavaliers, qui demandaient des nouvelles du cheikh. Je me rendis au Masjid al-Fakhr, le bureau des Mamelouks près de la mer, où je le trouvai entouré d'une grande foule, les gens se succédant pour venir à lui. L'un d'eux lui dit : “Ô maître, des gens de la Hussayniyya sont venus, si tu leur ordonnais de détruire tout le Caire, ils le feraient.” Il répondit : “Pour quelle raison ?”
Ils dirent : “Pour te soutenir et défendre ton droit.”
Il répliqua : “Cela n’est pas permis.”
Ils poursuivirent : “Nous irons chez ceux qui t’ont nuis, nous les tuerons et détruirons leurs maisons.”
Il répondit : “Cela n’est pas licite.”
Ils insistèrent : “Alors ce qu’ils ont fait contre toi serait licite ?! C’est quelque chose que nous ne pouvons supporter ; il faut que nous infligions du mal à ceux qui t’ont fait du tort.”
Le cheikh s’efforça de les dissuader et de les apaiser, mais ils étaient résolus.
Il leur dit alors : “Soit que le droit m’appartienne, soit qu’il vous appartienne, soit qu’il appartienne à Dieu. Si le droit est à moi, vous avez le droit d’agir contre eux. Si le droit est à vous, et que vous ne voulez pas m’écouter, alors ne me consultez pas et faites comme bon vous semble. Si le droit est à Dieu, alors Dieu prendra Sa justice comme Il le veut, quand Il le veut, et de qui Il le veut.”
Ils demandèrent : “Donc ce qu'ils t'ont fait serait licite ?”
Il répondit : “Ce qu’ils ont fait pourrait être récompensé, ils pourraient être rémunérés pour cela.”
Ils objectèrent : “Tu es donc dans l’erreur et ils sont dans le droit, puisque tu dis qu’ils pourraient être récompensés pour cela. Écoute-les et adopte leur avis.”
Il leur dit : “La réalité n’est pas comme vous le prétendez. Ils ont peut-être été des mujtahids errants, et ont agi ainsi par leur effort de recherche. Le mujtahid errant reçoit la récompense de son effort.”
Après qu’il eut dit cela, ils lui dirent : “Monte avec nous pour entrer au Caire.” Il refusa.
Puis il demanda l’heure de la prière du ʿaṣr. On lui répondit : “Elle est proche.” Il se leva donc pour se rendre à la mosquée pour la prière du ʿaṣr.
On lui dit : “Tes ennemis se sont concertés pour te tuer dans la mosquée, car ils pourront alors s’emparer de toi. Prie où tu es.” Mais il insista pour aller à la mosquée et y prier.
Il sortit, suivi par une grande foule de ses partisans qui refusaient de le laisser partir seul. Il essaya de les faire renoncer, mais ils refusèrent et la route se remplit de monde.
L’un de ses proches lui dit alors : “Entre dans cette mosquée, il y en a une sur le chemin, assieds-toi-y jusqu’à ce que la foule se disperse, afin que personne ne périsse dans la cohue.” Il entra dans la mosquée, mais ne s’y assit pas, restant debout avec moi. Lorsque la foule s’était calmée, il en sortit pour se diriger vers la vieille mosquée.
Sur son chemin, il croisa un groupe jouant aux échecs sur le banc de quelques boutiques de forgerons. Il saisit le plateau et le retourna, stupéfiant ainsi les joueurs et les gens autour de lui.
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- فصل -
= قال الشيخ الإمام العلّامة شمس الدين أبو عبد الله محمد بن أحمد بن عبد الهادي بن عبد الحميد بن عبد الهادي بن يوسف بن محمد بن قدامة المقدسي في كتابه الذي جمعه في ترجمة الشيخ تقي الدين بن تيمية.
لمّا كان في شهر رجب من سنة إحدى عشرة وسبعمئة جاء رجل من أعيان أهل مصر إلى أخي الشيخ شرف الدّين، وهو في مسكنه بالقاهرة فقال: إنّ جماعة بالجامع قد تعصّبوا على الشيخ وتفرّدوا به، وضربوه. فقال: حسبنا الله ونعم الوكيل.
وكان بعض أصحاب الشيخ حاضرًا عنده، فقام وأتى مصر.
يقول: فوجدت خلقًا من أهل الحسينية، وغيرها رجالًا وفرسانًا يسألون عن الشيخ، فجئت فوجدته بمسجد الفخر كاتب المماليك على البحر، وقد اجتمع عنده جماعة كثيرة، وتتابع الناس في المجيء إليه، فقال له بعضهم: يا سيدي قد جاء خلق من الحسينية لو أمرتهم أن يهدموا مصر كلَّها لفعلوا، فقال: لأي شيء؟
قالوا: نصرة لك وقيامًا لحقك.
فقال لهم: هذا ما لا يجوز.
قالوا: فنحن نذهب إلى بيوت هؤلاء الذين آذوْك، فنقتلهم ونخربُ بيوتهم.
فقال: هذا لا يحل.
قالوا: فهذا الذي فعلوه معك يحل؟! هذا شيء لا نصبر عليه، ولا بد أن نؤذي من آذاك.
فجعل الشيخ ينهاهم ويسليهم، وهم مصمّمون على ذلك.
فقال لهم: إما أن يكون الحقُّ إليَّ أو إليكم، أو لله، فإن كان الحق لي فهم في حل منه، وإن كان لكم فإن لم تسمعوا مني فلا تستفتوني وافعلوا ما شئتم، وإن كان الحق لله، فالله يأخذ حقه كما يشاء، وكيف يشاء ممن يشاء إن شاء.
قالوا: فهذا الذي فعلوه معك هو حلال؟!.
قال: فهذا الذي فعلوه معي قد يكونون مثابين عليه مأجورين فيه.
قالوا: فتكون أنت على الباطل وهم على الحق إذا قلت: إنهم مأجورون فيه، فاسمع منه وخذ بقولهم، ووافقهم على قولهم.
فقال لهم: ما الأمر على ما تزعمون، فإنهم قد يكونون مجتهدين مخطئين، ففعلوا ذلك الذي فعلوه باجتهادهم، والمجتهد المخطئ له أجر اجتهاده، فلما قال لهم ذلك، قالوا له: اركب معنا حتى ندخل القاهرة، فقال: لا، ثم سأل عن وقت العصر، فقيل له: إنه قريب. فقام قاصدًا إلى الجامع لصلاة العصر، فقيل له: إن أعداءك قد تواصَوْا عليك أن يقتلوك في الجامع، فإنهم يتمكنون منك حينئذ، فصلِّ حيث كان، فأبى إلّا الذهاب إلى الجامع والصلاة فيه.
فخرج وتبعه خلق كثير من محبيه، لا يرجعون عنه، فأراد ردّهم عنه، فأبوا، فامتلأ الطريق بالناس، فقال له من كان قريبًا منه: ادخل إلى هذا المسجد، وإذا مسجد في الطريق، واقعد فيه حتى يخفّ عنك الناس لئلا يموت أحد من الزحام، فدخل المسجد ولم يجلس فيه، بل وقف وأنا معه، فلمّا خف الناس خرج منه طالبًا للجامع العتيق، فمرّ على طريقه بقوم يلعبون بالشّطرنج على مصطبة بعض حوانيت الحدادين، فقبض الرُّقعة، وقلبها، فبهت الذي يلعب بها والناس من فعله ذلك.