Ibn al-Waḥīd, le secrétaire : il s’agit du ṣadr Sharaf ad-Dīn Abū ʿAbd Allāh Muḥammad Ibn Sharīf Ibn Yūsuf az-Zurʿī, connu sous le nom d’Ibn al-Waḥīd. Il exerçait les fonctions de signataire à la chancellerie du Caire et excellait dans l’art épistolaire, atteignant le summum de la rédaction en son temps, dont les gens tirèrent grand profit. C’était un homme vertueux, entreprenant et courageux. Il décéda au Māristān manṣūrī du Caire, le mardi seizième de Shaʿbān.
L’émir Nāṣir ad-Dīn : Muḥammad Ibn ʿImād ad-Dīn Ḥasan Ibn an-Nassābī, l’un des émirs des ṭablakhānāt, responsable du corps des arquebusiers (ḥākim al-bunduq). Il fut nommé à cette charge après Sayf ad-Dīn Balabān et mourut durant les dix derniers jours de Ramaḍān.
At-Tamīmī ad-Dārī : il mourut le jour de l’ʿĪd al-Fiṭr et fut inhumé dans la petite Qarāfa. Il avait exercé le vizirat en Égypte ; homme compétent et expérimenté, il décéda démis de ses fonctions. Il avait étudié le ḥadīth et certains étudiants avaient reçu de lui des auditions.
Au mois de Dhū al-Qaʿda, la nouvelle parvint à Damas du décès du grand émir Asandamur, ainsi que de la détention de Bathkhāṣ dans la citadelle de Karak.
Le juge, imām, érudit et ḥāfiẓ Saʿd ad-Dīn Masʿūd al-Ḥārithī, de l’école ḥanbalite, exerçait la magistrature en Égypte. Il avait entendu le ḥadīth, rassemblé, extrait et composé des ouvrages, excellant dans cette science, ses chaînes de transmission et ses textes. Il commenta un passage des « Sunan Abī Dāwūd » avec brio et pertinence critique. Qu’Allāh — Très-Haut — lui fasse miséricorde ; et Allāh est Plus Savant.