Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il décéda au mois de Rabîʿ al-Awwal, dans son verger situé à proximité de la Shiblîya(1), et fut inhumé dans un tombeau qui lui appartenait, sous un dôme, à un âge dépassant les soixante-dix ans(2).

Le shaykh Shaʿbân ibn Abî Bakr ibn ʿUmar al-Arbilî(3), maître (shaykh) des habitants d’Alep à la Grande Mosquée des Banû Umayya, était un homme vertueux et béni, porteur de moult bienfaits. Il se distinguait par l’abondance de ses actes d’adoration et par le souci de procurer soulagement aux pauvres. Ses funérailles furent particulièrement imposantes : la prière mortuaire fut célébrée pour lui dans la Grande Mosquée après la prière de ẓuhr, le samedi 29 Rajab, puis il fut enseveli au cimetière as-Ṣûfiyya. Il était âgé de quatre-vingt-sept ans. Il transmit quelques hadiths, et je lui ai établi une “Mashyakhah” (liste de ses maîtres) à laquelle assistèrent les grands dignitaires – qu’Allah lui fasse miséricorde.

[La veille, mourut le vice-gouverneur d’Alexandrie, Bakhtût, Amîr Shikâr](4).

Le shaykh Nâṣir ad-Dîn Yaḥyâ ibn Ibrâhîm ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-ʿAzîz al-ʿUthmânî(5-6) — gardien du Muṣḥaf ʿUthmânî durant près de trente ans — eut sa prière funéraire célébrée après la prière du vendredi, le 7 Ramaḍân, puis fut enterré au cimetière as-Ṣûfiyya. Le gouverneur du sultanat, al-Afram, nourrissait à son égard une grande vénération et le comblait de ses largesses. Il s’éteignit à l’âge de soixante-cinq ans.

Le shaykh vertueux, éminent, modèle à suivre, Abû ʿAbd Allâh Muḥammad, fils du shaykh exemplaire Ibrâhîm, fils du shaykh ʿAbd Allâh al-Armawî(7), rendit l’âme le 20 Ramaḍân, au pied du mont Qâsiyûn. Emirs, juges et hauts dignitaires assistèrent à ses funérailles ; la prière mortuaire fut accomplie pour lui dans la mosquée al-Muẓaffariyya(8), puis il fut enseveli auprès de son père. Ce jour-là, le souq de Ṣâliḥiyya fut fermé en son honneur. Il jouissait d’un grand prestige auprès des gens et son intercession était agréée. Doué de nombreuses vertus et d’une grande bienveillance, il réunit plusieurs fascicules relatifs aux récits de son grand-père(9), transmit le hadith et s’éteignit à un âge avoisinant les soixante-dix ans — qu’Allah lui fasse miséricorde.

(1) Elle est : l'école Shiblīyah al-Ḥusāmīyah al-Barrāniyah. Dārīs (2/132). (2) Dans l'édition de 1960, et ce que nous avons validé comme correct, et c'est pareil dans al-Durar et al-Dāris. (3) Sa notice biographique se trouve dans al-Durar al-Kāminah (2/189) et Shudhūr al-Dhahab (6/26). (4) Ce qui est entre parenthèses est un ajout de B. Sa notice est dans al-Durar al-Kāminah (1/489) et al-Nujūm al-Zāhirah (9/217), où l'on lit : « Il fut trésorier, puis émir de Chikār, ensuite vice-sultan à la porte d'Alexandrie, et mourut après sa destitution au huitième jour de Rajab, ce qui demande examen. » Je dis : il s'agit peut-être du vingt-huitième jour de Rajab, car le cheikh Shaʿbān qui est mort après lui et dont la notice est citée précédemment est décédé le vingt-neuvième, ou inversement, c’est-à-dire que la mort du cheikh Shaʿbān serait au neuvième de Rajab seulement. Il faut vérifier cela. (5) Dans B : cheikh Nāṣir al-Dīn Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ibrāhīm. (6) Je n'ai trouvé aucune notice biographique à son sujet. (7) Dans l'édition al-Umawīyah. Sa notice est dans al-Durar al-Kāminah (3/283) et al-Dāris (2/196). (8) Connu par la mosquée des Ḥanābilah, elle se situe au pied du Qāsiyūn. Elle est aussi appelée la mosquée al-Jabal. Dārīs (2/435). (9) Dans l'édition : « bonne », c'est une altération. Son grand-père est ʿAbd Allāh ibn Yūnus al-Umawī, le détenteur de la zaouia armalīyah, décédé en 631 H. Dārīs (2/196) et Munādhamat al-Atlāl, p. 299.
توفي في ربيع الأول ببستانه بقرب الشِّبليّة (١) ، ودفن في تربة له في قبة فيها عن سبعين (٢) سنة. الشَّيخ شعبانُ بن أبي بكر بن عمر الأرْبلي (٣) : شيخ الحلبيّة بجامع بني أمية، كان صالحًا مباركًا فيه خيرٌ كثيرٌ، كان كثير العبادة وإيجاد الراحة للفقراء، وكانت جنازته حافلة جدًّا، صلّي عليه بالجامع بعد ظهر يوم السبت تاسع عشرين رجب ودُفن بالصُّوفية، وله سبع وثمانون سنة، وروى شيئًا من الحديث وخرَجْتُ له مشيخة حضرها الأكابر (رحمه الله) . [وقبله بيوم واحدٍ توفي نائب الإسكندرية بَكْتُوت أمير شِكَار] (٤) . الشيخ ناصرُ الدِّين (٥) يحيى بن إبراهيم (٦) : بن محمد بن عبد العزيز العُثْماني، خادم المُصحف العثماني نحوًا من ثلاثين سنة، وصُلِّي عليه بعد الجمعة سابع رمضانَ ودفن بالصوفية، وكان لنائب السَّلطنة الأَفرم فيه اعتقاد ووصله منه افتقاد، وبلغ خمسًا وستين سنة. الشَّيخ الصالح الجليل القدوة: أبو عبد الله محمد ابن الشيخ القدوة إبراهيم بن الشيخ عبد الله الأرموي (٧) ، توفي في العشرين من رمضان بسفح قاسيون، وحضر الأمراء والقضاة والصدور جنازته وصلّي عليه بالجامع المظفَّري (٨) ، ثم دفن عند والده، وغلق يومئذ سوق الصالحية له، وكانت له وجاهة عند الناس وشفاعة مقبولة، وكان عنده فضيلة وفيه تودد، وجمع أجزاء في أخبار جَدِّهِ (٩) ، وسمع الحديث وقارب السبعين (رحمه الله) .
(١) هي: المدرسة الشبلية الحسامية البرانية. الدارس (٢/ ١٣٢). (٢) في ط: ستين، وما أثبتناه الصّواب، وهو كذلك في الدرر والدارس. (٣) ترجمته في الدرر الكامنة (٢/ ١٨٩) وشذرات الذهب (٦/ ٢٦). (٤) ما بين الحاصرتين زيادة من ب. وترجمته في الدرر الكامنة (١/ ٤٨٩) والنجوم الزاهرة (٩/ ٢١٧) وفيها: كان خازندار ثم أمير شكار، ثم نائب السلطنة بثغر الإسكندرية، ومات بعد عزله عنها في ثامن رجب، وفيه نظر. أقول: لعلَّه ثامن عشرين رجب، لأنَّ الشَّيخ شعبان الذي مات بعده وسبَقت ترجمته مات في تاسع عشرين أو العكس، أي: تكون وفاة الشيخ شعبان في تاسع رجب فقط. فليحرر. (٥) في ب: الشيخ ناصر الدين محمد بن يحيى بن إبراهيم. (٦) لم أقع على ترجمة له. (٧) في ط الأموي. وترجمته في الدرر الكامنة (٣/ ٢٨٣) والدارس (٢/ ١٩٦). (٨) ويعرف بجامع الحنابلة، ويقع في سفح قاسيون. ويعرف كذلك بجامع الجبل. الدارس (٢/ ٤٣٥). (٩) في ط: جيدة وهو تحريف. وجدُّه هو: عبد الله بن يونس الأموي، صاحب الزاوية الأرموية، والمتوفَّى سنة (٦٣١ هـ) الدارس (٢/ ١٩٦) ومنادمة الأطلال ص (٢٩٩).

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