à Zîzâʾ (1). On rapporta qu’il avait rejoint Mahannâ Ibn ʿÎsâ et qu’il s’était réfugié auprès de lui, craignant pour sa vie, accompagné d’un groupe de ses proches. Il se dirigea ensuite vers les Tatars, escorté par al-Afram (2) et az-Zardakâsh (3).
Le 20 de Dhû al-Qaʿda, l’émir Sayf ad-Dîn Arghûn arriva à Damas avec cinq mille hommes et se dirigea vers la région de Ḥimṣ et ses environs.
Le 7 de Dhû al-Ḥijja, le shaykh Kamâl ad-Dîn Ibn ach-Shurayshî vint d’Égypte, maintenant sa charge (4) ; il apportait un décret le nommant au poste de cadi de l’armée du Shâm, et il reçut, le jour de ʿArafa (5), la robe d’honneur.
Ce même jour arrivèrent également trois mille soldats, commandés par Sayf ad-Dîn Millî (6) venus des contrées égyptiennes ; ils prirent la route du Nord à la suite de leurs compagnons.
À la fin du mois, le shaykh (7) Shihâb ad-Dîn al-Kâshgharî (8) quitta le Caire, porteur d’un décret l’investissant de la fonction de « Shaykh des shuyûkh ». Il s’installa dans la khânqâh, prit ses fonctions en présence des juges et des notables, et Ibn az-Zakî en fut déchargé.
Au cours de la même période, le ṣadr ʿAlâʾ ad-Dîn Ibn Tâj ad-Dîn Ibn al-Athîr (9) assuma la charge de Kâtib as-Sirr au Caire ; Sharaf ad-Dîn Ibn Faḍl Allâh en fut destitué et nommé Kâtib as-Sirr à Damas, en remplacement de son frère Muḥyî ad-Dîn, lequel demeura toutefois responsable de la rédaction des dasts avec son traitement habituel. – Allâh est plus savant.
Parmi les notables décédés cette année :
Le shaykh, le président Badr ad-Dîn : Muḥammad, fils du chef des médecins Abû Isḥâq Ibrâhîm Ibn Muḥammad Ibn Ṭarkhân al-Anṣârî (10), — descendant de Saʿd Ibn Muʿâdh — as-Suwaydî, originaire de Suwaydâʾ, dans le Ḥawrân. Il avait entendu le ḥadîth et excellait en médecine.