Le Tâj Ibn Saʿîd ad-Dawlah (1) : converti à l’islam (2), il exerçait la fonction de mushîr ad-dawlah (3). Il jouissait d’une grande considération auprès d’al-Ğâshankîr, en raison de sa fréquentation de Naṣr al-Manbiğî, le shaykh d’al-Ğâshankîr (4-5). On lui proposa la vizirat, mais il refusa. À sa mort, son poste fut repris par son neveu, Karîm ad-Dîn al-Kabîr (6).
Le shaykh Shihâb ad-Dîn : Aḥmad b. Muḥammad b. Abî al-Makârim b. Naṣr al-Iṣbahânî, chef des muezzins de la grande mosquée omeyyade. Né en 602 H, il étudia le ḥadîth et assuma la charge de l’appel à la prière à partir de l’année 645 H, jusqu’à son décès dans la nuit du mardi 5 Dhû al-Qaʿdah (8). C’était un homme de bien ; Allah – exalté soit-Il – est plus savant.
[Entrée de l’année 710 H]
L’année débuta alors que le calife était al-Mustakfî bi-Llāh Abû ar-Rabîʿ Sulaymân al-ʿAbbâsî (9), et que le sultan régnant sur les contrées était al-Malik an-Nāṣir Muḥammad b. al-Manṣūr Qalâwûn (10). Le vice-roi d’Égypte était l’émir Sayf ad-Dîn Baktamur, Amîr Ǧundâr (11). Les juges demeuraient ceux mentionnés précédemment, à l’exception du hanbalite, désormais Masʿûd al-Ḥârithî (12). Le vizir d’Égypte était al-Khalîlî (13-14).
Le vice-roi de Syrie était Qarâ Sunqur al-Manṣûrî; les juges de Damas restaient inchangés. Le vice-roi d’Alep était Qabjuq; celui de Tripoli al-Ḥâğ Bahâdur; et al-Afram commandait à Ṣarkhad.
(1) Sa biographie se trouve dans al-Durar al-Kamina (1/515‑516), où il est dit : « Ahmad al-Katib », et dans al-Nujum al-Zahira (8/279) où il est mentionné comme al-Taj Abū al-Faraj. Sa mort y est indiquée : le samedi 2 Rajab.
(2) « Muslimānī » signifie qu’il s’est converti plus tard à l’islam, puisqu’il était copte.
(3) Dans l’édition Ṭ (ṭibāʿa Sufayr), il est « shaqī », et dans l’édition ʿĀ (al-ʿAmīr), il est « shaqiyy ». Nous avons retenu la lecture issue de l’édition B (Bāb al-Ṣaghīr), ainsi que celle des Durar et des Nujum.
(4) Dans l’édition B : « pour le cheikh Nasr ».
(5) N’existe pas dans l’édition B.
(6) Il s’agit d’Abd al-Karīm ibn Hibat Allāh al-Sadīd al-Miṣrī, dont la notice apparaîtra dans les nécrologies de l’année 724 H.
(7) Je n’ai trouvé aucune biographie le concernant.
(8) Dans l’édition B : « et enterré à Bab al-Saghīr ».
(9) Dans l’édition B : « ibn al-Hākim bi-amr Allāh Abū al-ʿAbbās Aḥmad ibn al-ʿAbbās ».
(10) Dans l’édition Ṭ : « et le cheikh Taqī al-Dīn ibn Taymiyya, résidant principalement en Égypte, honoré ».
(11) Dans les éditions Ṭ et ʿĀ : « Khāzandar », et nous avons retenu la lecture de B et des Durar al-Kamina (1/484), où il est dit : « il était auparavant jaukandar, puis devint amir jandar, et fut tué à al-Karak en 716 H ».
(12) Dans l’édition Ṭ : « Saʿd al-Dīn ».
(13) Dans l’édition Ṭ : « Fakhr al-Dīn al-Khalīlī ».
(14) Dans les éditions Ṭ et B : « et le Nazir al-Juyūsh Fakhr al-Dīn, scribe des Mamluks ».