Le mercredi, au quinzième jour du mois de Mouharram, la prière funéraire fut accomplie pour lui dans la mosquée de ʿUqaybah, puis il fut inhumé auprès de son père à Bāb al-Ṣaghīr.
Il avait rapporté le hadith et assuré la prédication après son père, Badru d-Dīn. Le vice-sultan, les juges et les notables assistèrent à ses obsèques.
Le juge hanbalite d’Égypte(1) : Sharafu d-Dīn Abū Muḥammad ʿAbd al-Ghanī b. Yaḥyā b. Muḥammad b. ʿAbd Allāh b. Naṣr b. Abī Bakr al-Ḥarrānī. Né à Ḥarrān en 645 H, il entendit le ḥadith, se rendit en Égypte où il assuma la direction du trésor et l’enseignement à la Ṣāliḥiyya, avant de se voir confier la magistrature. Sa conduite était louable et ses bienfaits nombreux. Il décéda dans la nuit du vendredi quatorze Rabīʿ al-Awwal et fut enterré au Qarāfa. Après lui, Saʿd d-Dīn al-Ḥārithī fut nommé, comme il a été mentionné.
Le shaykh Najm d-Dīn : Ayyūb b. Sulaymān b. Muẓaffar al-Muqrī, connu sous le nom de « mu’adhdhin an-Najībī ». Il était chef des muezzins de la Grande Mosquée de Damas et doyen des prédicateurs. D’une belle apparence et doté d’une voix puissante, il exerça ces fonctions pendant près de cinquante ans, jusqu’à son décès au premier jour de Jumādā al-Ūlā.
Au cours de ce même mois moururent :
– L’émir Shams d-Dīn Sunqur al-Aʿsar al-Manṣūrī : il occupa simultanément la vizirat et la charge de contrôleur des dīwāns en Égypte, ainsi que, à plusieurs reprises, la même charge en Šām. Il possédait à Damas une maison et un verger connus de tous. Homme d’initiative, d’une haute ambition et d’immenses richesses, il rendit l’âme en Égypte.
– L’émir Jamāl d-Dīn Āqush b. ʿAbd Allāh ar-Rustumī : contrôleur des dīwāns à Damas. Auparavant, il avait été « walī al-wulāt » dans la région méridionale, succédant au Šarīfī. Sa puissance était redoutée. Il mourut le dimanche neuf Jumādā al-Ūlā et fut enterré dans la matinée, sous la coupole qu’il avait édifiée face à celle du shaykh Raslān. Hommes de compétence et d’expérience, on lui reconnut des aptitudes appréciables. Après lui, la charge de contrôleur des dīwāns fut confiée à Aqjibā(7).
Au mois de Shaʿbān – ou peut-être de Rajab – décéda :