Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ainsi que les Syriens. Le prédicateur Jalâl ad-Dîn al-Qazwînî était arrivé avant eux, le jeudi vingt-deux du mois, et il prononça le prône du vendredi selon son habitude. Mais, le vendredi suivant, vingt-neuf du même mois, le juge Badr ad-Dîn Muḥammad ibn ʿUthmân ibn Yûsuf ibn Ḥaddâd, de rite ḥanbalite, monta en chaire dans la grande mosquée de Damas, muni de l’autorisation du vice-sultan. Son acte de nomination fut lu sur le minbar après la prière, en présence des qâḍî, des notables et des dignitaires. Aussitôt après, on le revêtit d’un habit d’honneur solennel, et il assura l’imâma et la khouṭba durant quarante-deux jours.

Ensuite, le prédicateur Jalâl ad-Dîn fut rétabli par un rescrit du sultan et reprit ses fonctions le jeudi 12 Muḥarram de l’année suivante.

Au mois de Dhû l-Ḥijja, Kamâl ad-Dîn ibn ach-Shîrâzî donna cours à la madrasa Shâmiyya-Barrâniyya, qu’il avait arrachée au shaykh Kamâl ad-Dîn ibn az-Zamlakânî grâce au soutien d’Asandamur.

Cette même année, le roi des Tatars, Khurbandâ, fit publiquement profession du rafḍ (chiisme extrémiste) dans ses contrées ; il ordonna aux prêcheurs de ne mentionner, dans leurs sermons, que ʿAlî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allâh l’agrée) et les Gens de sa Maison. Lorsque le prédicateur de Bâb al-Azaj arriva à ce passage de la khouṭba, il fondit en larmes, la foule pleura avec lui, puis il descendit sans pouvoir achever le sermon. On désigna alors quelqu’un pour l’achever et conduire la prière. Dans ces régions, les tenants de l’innovation prirent le dessus sur les gens de la Sunna ; nous appartenons à Allâh et c’est à Lui que nous retournons.

Cette année-là, aucun habitant du Shâm ne se rendit au ḥajj en raison du désordre de l’autorité et de la multiplicité des dissensions.

Parmi les notables décédés au cours de cette année :
– Le prédicateur Nāṣir ad-Dîn Abû al-Hudâ, Aḥmad, fils du prédicateur Badr ad-Dîn Yaḥyâ, lui-même fils du shaykh ʿIzz ad-Dîn Ibn ʿAbd as-Salâm ; il était l’orateur de la mosquée de al-ʿUqayba, résidait dans son quartier et avait pris en charge la supervision de la grande mosquée omeyyade, entre autres responsabilités. Il décéda le

(1) Il sera mentionné dans les décès de l'année 724 de l'Hégire. (2) Il sera mentionné dans les événements de l'année suivante. (3) Il s'agit d'Aḥmad ibn Muḥammad ibn Hibat Allāh, il sera mentionné dans les décès de l'année 736 de l'Hégire. (4) Il s'agit d'Ibn Arghūn ibn Abghā ibn Hulāqū. Il est décédé en 716 de l'Hégire, comme indiqué dans les événements de cette année. (5) Dans la transmission « Ṭ » : « Et l'ordre des prédicateurs d'abord de ne pas », n'a pas de sens. (6) Dans les transmissions « Ṭ » et « ʾA » : « Pays des Azj ». Nous avons adopté ce qui est dans la transmission « B ». Et la porte des Azj. Sa localisation est un quartier important de Bagdad, comportant de nombreux secteurs, chacun ressemblant à une ville, et où l'on attribuait le terme « al-Azjī » à ses habitants. At-Tāj (Azj). Bachār a dit : Il s'agit de ce qui est aujourd'hui connu sous le nom de Bab al-Shaykh, nommé d'après le célèbre cheikh ʿAbd al-Qādir al-Kaylānī, son tombeau, et les habitants de Bab al-Azj à cette époque étaient hanbalites. (7) Il en dit de même dans Les Étoiles brillantes (8/278). (8) Sa biographie se trouve dans ad-Durar al-Kāmina (1/331) et dans ad-Dāris, au second volume, à divers endroits. (9) « Jāmiʿ al-ʿUqayba » : il s'agit du Jāmiʿ al-Tawba aujourd'hui, construit par le roi al-Ashraf en 632 de l'Hégire; il était autrefois connu sous le nom de Khan az-Zanjāwānī et tous les maux s'y concentraient auparavant. Il ne doit pas être confondu avec le Jāmiʿ al-ʿUqayba mentionné dans ad-Dāris (2/426).
والشاميين، وكان الخطيب جلال الدين القزويني قد وصل قبلهم يوم الخميس الثاني والعشرين من الشهر، وخطب يوم الجمعة على عادته، فلمّا كان يوم الجمعة الأُخرى وهو التاسع والعشرون من الشهر خطب بجامع دمشق القاضي بدر الدين محمد بن عثمان بن يوسف بن حدَّاد الحنبلي (١) عن إذن نائب السَّلطنة، وقرئ تقليدُه على المنبر بعد الصَّلاة بحضرة القضاة والأكابر والأعيان، وخلع عليه عقيب ذلك خِلعة سنية، واستمر يباشر الإمامة والخطابة اثنين وأربعين يومًا. ثم أُعيد الخطيب جلال الدّين (٢) بمرسوم سلطاني، وباشر يوم الخميس ثاني عشر المحرم من السنة الآتية. وفي ذي الحجّة درَّس كمالُ الدين بن الشِّيرازي (٣) بالمدرسة الشّامية البرانية، انتزعها من يد الشيخ كمال الدين بن الزملكاني، وذلك أن أسَنْدَمُر ساعده على ذلك. وفيها أظهر ملك التتر خَرْبَنْدا (٤) الرّفض في بلاده، وأمر الخطباء (٥) أن لا يذكروا في خطبتهم إلا عليَّ بن أبي طالب (رضي الله عنه) وأهل بيته، ولما وصل خطيبُ باب الأَزَجِ (٦) إلى هذا الموضع من خطبته بكى بكاء شديدًا، وبكى الناس معه ونزل ولم يتمكن من إتمام الخطبة، فأُقيم من أتمَّها عنه، وصلّى بالناس وظهر على الناس بتلك البلاد من أهل السنة أهلُ البدعة فإنا لله وإنا إليه راجعون. ولم يحج فيها أحد من أهل الشام بسبب تخبيط الدولة وكثرة الاختلاف (٧) . وممّن توفي فيها من الأعيان: الخَطيبُ ناصرُ الدّين أبو الهدى: أحمد بن الخطيب بدر الدين يحيى بن الشيخ عز الدين بن عبد السلام (٨) خطيب العُقَيْبة (٩) بداره بها وقد باشر نظر الجامع الأموي وغير ذلك، توفي يوم
(١) سيأتي في وفيات سنة (٧٢٤ هـ). (٢) سيأتي في أحداث السنّة القادمة. (٣) هو: أحمد بن محمد بن هبة الله سيأتي في وفيات سنة (٧٣٦ هـ). (٤) هو: ابن أرغون بن أبغا بن هولاكو. مات سنة (٧١٦ هـ)، كما هو مذكور في أحداث تلك السنة. (٥) في ط: وأمر الخطباء أولًا أن لا، ولا معنى له. (٦) في ط وأ: بلاد الأزج، وأثبتنا ما في ب. وباب الأزج. محله كبيرة في بغداد ذات محالّ كثيرة، تشبه كل واحدة أن تكون مدينة وينسب إليها الأَزجي. التاج (أزج). قَال بشار: هي المعروفة اليوم بباب الشيخ، نسبة إلى الشيخ الشهير عبد القادر الكيلاني، دفينها، وأهل باب الأزج يومذاك حنابلة. (٧) وكذلك قال في النجوم الزاهرة (٨/ ٢٧٨). (٨) ترجمته في الدرر الكامنة (١/ ٣٣١) والدارس في الجزء الثاني في مواضع متفرقة. (٩) "جامع العقيبة": هو جامع التوبة اليوم، بناه الملك الأشرف سنة (٦٣٢ هـ) وكان يعرف بخان الزنجاوني وكان فيه قبلُ كل مكروه. وهو غير جامع العقيبة المذكور في الدارس (٢/ ٤٢٦).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies