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Le roi Constantin bâtit l’église de Bethléem à l’emplacement de la naissance du Christ. Sa mère, Hélène, éleva l’édifice de « la Qumâma », c’est-à-dire sur le tombeau du crucifié, reconnaissant avec les Juifs qu’il s’agit bien du Christ. Et ceux-là, tout comme ceux-ci, ont sombré dans l’impiété. Ils ont établi des lois et des prescriptions dont certaines contredisent l’Ancien Testament — la Torah. Ils ont autorisé des choses que la Torah, de façon explicite, interdit, parmi lesquelles la viande de porc. Ils se mirent également à prier en direction de l’Orient, alors que le Christ n’avait prié qu’en direction du Rocher de la Maison sacrée (Bayt al-Maqdis), comme l’ont fait tous les prophètes après Moïse. De même, Muhammad — le Sceau des Prophètes — se tourna vers celle-ci après son émigration à Médine, durant seize ou dix-sept mois, avant que l’orientation de la prière ne fût alors changée vers la Kaaba, érigée par Abraham l’Ami de Dieu.
Ils ornèrent en outre les églises de représentations, alors qu’auparavant elles n’étaient pas ornementées de la sorte, et ils instaurèrent un credo — que leurs enfants, leurs femmes et leurs hommes apprennent — qu’ils nomment « al-amânah ». Or, en vérité, c’est là la plus grande des mécréances et la plus grave des trahisons. Tous les melkites et les nestoriens, disciples de Nestorius relevant du deuxième concile, ainsi que les jacobites, disciples de Jacques Baradée issus du troisième concile, croient en ce credo, tout en divergence sur son exégèse. Je vais le rapporter moi-même, et celui qui cite l’erreur n’en est pas pour autant responsable. Je procède ainsi afin de souligner la faiblesse de ses formulations et l’ampleur du blasphème et de la confusion qui conduisent leurs adeptes au brasier ardent. Ils proclament — que les malédictions successives de Dieu s’abattent sur eux jusqu’au Jour de la Résurrection — :
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« Nous croyons en un seul Dieu
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— Maître de l’univers, Créateur des cieux et de la terre, de tout ce qui se voit et de ce qui est invisible — et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père avant
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tous les siècles : Lumière née de la Lumière, Dieu véritable né d’un
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Dieu véritable, engendré et non pas créé, consubstantiel au Père, par qui tout fut créé. Pour nous, les hommes, et pour notre salut, Il est descendu du ciel, Il s’est incarné par l’Esprit Saint et par Marie la Vierge, Il a revêtu la condition humaine, Il a été crucifié sous l’autorité de Pilate le Nabatéen, Il a souffert, a été mis au tombeau, et Il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures. Il est monté au ciel et siège à la droite du Père, et Il reviendra de nouveau dans la gloire, avec son corps, pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin ;
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quant à l’Esprit Saint, le Seigneur qui donne la vie,
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il procède du Père et du Fils, Il est adoré et glorifié à l’égal d’eux, Lui qui a parlé par la bouche des prophètes, à l’instar de… »