Dans cette région, il demeura un certain temps sans manger de pain, et un groupe de disciples se réunit autour de lui. Il mourut au village de Barza (1) à la fin du mois de Muharram, où il fut enterré. Le vice-gouverneur de la Syrie, les juges et un groupe de notables assistèrent à ses funérailles.
Le cheikh vertueux :
Abou al-Hasan ‘Ali ibn Muhammad ibn Kathîr al-Harrânî (2) al-Hanbalî, imam de la mosquée ‘Atiyya, également connu sous le nom d’Ibn al-Muqri. Il transmit le hadith et exerça comme juriste dans les écoles hanbalites. Né à Harrân en l’an 634 (de l’Hégire), il mourut à Damas durant la dernière décade de Ramadan puis fut enterré au pied du mont Qâsiyoun.
Avant lui décéda le cheikh Zayn ad-Dîn al-Harrânî (3) à Gaza, et ses funérailles furent célébrées à Damas. Qu’Allah leur fasse miséricorde.
Le seyyid ash-sharîf Zayn ad-Dîn :
Abou ‘Alî al-Husayn (4) ibn Muhammad ibn ‘Adnân al-Husaynî (5), naqîb al-ashrâf (doyen des descendants du Prophète), était un homme savant, éloquent, adepte du kalam. Il maîtrisait la doctrine mu‘tazilite, débattait avec les imâmites (chiites) et menait des discussions devant les juges et d’autres personnes. Peu avant son décès, il fut chargé de la supervision de la Grande Mosquée et du dîwân d’al-Afram. Il mourut le cinquième jour de Dhû al-Qa‘da, à l’âge de cinquante-cinq ans, et fut inhumé dans leur cimetière à la porte de Bab as-Saghîr.
Le grand cheikh Zahir ad-Dîn :
Abou ‘Abd Allâh Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn Abî al-Fadl ibn Man‘a al-Baghdâdî (6), cheikh du sanctuaire sacré de La Mecque après son oncle ‘Afîf ad-Dîn Mansûr ibn Man‘a. Il avait entendu et transmis des hadiths, et séjourna longtemps à Bagdad, avant de se rendre à La Mecque après la mort de son oncle. Là, il assuma la fonction de cheikh du Haram jusqu’à son décès (7).
[Puis arriva l’année 709]
Elle débuta alors que le calife en fonction était al-Mustakfî, Commandeur des croyants, fils d’al-Hâkim bi-Amr Allâh al-‘Abbâsî, et que le sultan régnant sur les territoires était al-Malik al-Muzaffar Rukn ad-Dîn Baybars al-Jâshnakîr, avec pour vice-gouverneur en Égypte l’émir Sayf ad-Dîn Sallâr, et pour vice-gouverneur en Syrie (8) Aqûsh al-Afram. Les juges d’Égypte et de Syrie étaient ceux déjà mentionnés dans l’année précédente.