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(1) Ensuite, il exprima le besoin, puis chercha refuge auprès de Dieu contre le diable banni, puis lut la Fātiḥa, avant de s’exprimer sur l’interprétation du verset : « C’est Toi que nous adorons, et c’est Toi dont nous implorons secours » [Al-Fātiḥa : 5]. Il parla du sens de l’adoration et de la recherche d’aide jusqu’à ce que le muezzin annonce l’adhan de l’après-midi. Il parla avec des paroles captivant les esprits et resta debout car la foule était nombreuse. Le public quitta alors l’assemblée, le cœur rempli de foi et de certitude, chacun pensant : « Nous n’avons jamais entendu un tel discours ». Leurs cœurs furent emplis d’amour pour lui et leur désir de souvenance fut ardent.
(2) Le jeudi 6 du mois de Rabīʿ al-Ākhir, une autre réunion eut lieu à l’école al-Ṣāliḥiyya au Caire, réunissant juges et autres. Pendant cette réunion, on lui dit : « Tu demandes pardon à Dieu le Tout-Puissant et Te repens. » Le cheikh répondit : « Nous demandons tous pardon à Dieu et nous repentons de nos péchés. » Puis il se tourna vers l’un d’eux en lui disant : « Demande pardon à Dieu le Tout-Puissant et repens-toi. » L’homme dit alors : « Je demande pardon à Dieu le Tout-Puissant et je me repens. » Il fit de même avec d’autres, tous répondant de la sorte. On lui dit : « Repens-toi envers moi à cause de ceci et de cela », en lui rappelant des propos. Il répondit : « Si j’ai dit quelque chose nécessitant le repentir, je me repens de cela. » L’un d’eux, un notable, répliqua alors : « Ce n’est pas un vrai repentir. » Le cheikh lui répondit par un refus et une ignorance apparente, donnant lieu à un échange long dont le détail est trop vaste à mentionner.
(3) Un écrit arriva du cheikh daté de la nuit du vendredi 14 du mois susmentionné, indiquant qu’une séance eut lieu dans la troisième école al-Ṣāliḥiyya, après la sortie de Muhammad Hanâ (Muḥannā) un jeudi. Cette séance fut très bénéfique et sa présence au Caire apporte des intérêts et bienfaits pour le peuple. Il écrivit à sa mère :
« De Ahmad Ibn Taymiyya à ma mère, que Dieu réjouisse son cœur par Ses bienfaits, qu’Il lui accorde abondamment Sa générosité et fasse d’elle l’une des meilleures de Ses servantes et esclaves.
Paix, miséricorde et bénédictions de Dieu. Nous Louons Dieu, à qui nul ne peut se comparer, digne de louanges, et Tout-Puissant en toute chose. Nous Lui demandons de prier sur le sceau des prophètes et l’imam des pieux, Muhammad, son serviteur et messager, et de lui accorder de nombreuses salutations.
Ma lettre à vous porte sur de grandes faveurs, des bienfaits généreux et d’importantes bénédictions. Nous remercions Dieu pour elles et Lui demandons d’augmenter Sa grâce. Les bienfaits de Dieu croissent à mesure qu’on Le remercie, Ses mains sont au-delà du dénombrement. Vous savez que notre séjour dans ces terres est dû à des nécessités, et que si nous les négligeons, notre religion et notre monde seront corrompus.
Par Dieu, nous ne choisissons pas volontairement de nous éloigner de vous, sinon les oiseaux nous auraient portés à vous. Le disparu (aliené) a une excuse, quand il commence ou achève son action. Si vous connaissiez les affaires internes, vous verriez, grâce à Dieu, que vous ne choisiriez que cela. Nous ne nous sommes jamais résolus à rester un seul mois, chaque jour nous demandons à Dieu la bonne direction pour le voyage vers vous. Demandez aussi à Dieu pour nous, priez pour une issue favorable pour nous.
Nous demandons à Dieu le Très-Haut qu’Il nous détermine, à vous et aux musulmans, ce qui est bon, dans la santé, un bon aboutissement et la prospérité. Malgré cela, Dieu a ouvert pour nous des portes de bien, de guidance et de bénédiction inimaginables. Chaque instant, nous sommes dans une augmentation de bienfaits, et nous prenons soin du voyage en sollicitant l’aide divine. Ne croyez pas que nous privilégions notre confort sur la proximité avec vous dans les affaires de ce monde, ni même dans les affaires de la religion. Il y a cependant d’importantes affaires dont nous craignons le grand préjudice si elles sont négligées. Ceux qui assistent voient ce que le disparu ne voit pas. C’est pourquoi il faut multiplier les prières pour ce qu’il y a de meilleur, car Dieu sait ce que nous ignorons, Il ordonne ce que nous ne pouvons, et Il est le Connaisseur de l’invisible.
Le Prophète (que la paix soit sur lui) a dit : « Le bonheur de l’homme réside dans la recherche du conseil divin (istikhāra) auprès de Dieu et son contentement face à ce que Dieu lui destine. Et le malheur de l’homme réside dans le fait de négliger cette demande de conseil divin et de se montrer mécontent de ce que Dieu lui attribue. »
Le marchand voyageur craint de perdre une partie de ses biens et doit s’arrêter afin de les récupérer. Ce dont nous faisons l’expérience est une affaire que l’éloquence ne saurait dépeindre. Il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu le Très-Haut. Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous en abondance, ainsi que sur tous les membres du foyer, grands et petits, les voisins, la famille et les compagnons, un par un. Louange à Dieu, seigneur des mondes, et que Dieu prie abondamment sur notre maître Muhammad et sa famille. »
(4) Il écrivit aussi à l’un de ses oncles maternels :
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= الحاجة، ثم استعاذ بالله من الشيطان الرجيم، ثم قرأ فاتحة الكتاب، ثم تكلّم على تفسير قوله: ﴿إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ﴾ [الفاتحة: ٥]. فتكلم عن معنى العبادة والاستعانة إلى أن أذّن مؤذن العصر، بكلام يُسبي العقول وإنما قام قائمًا لأن الجمع كان كثيرًا، فانصرف الخلق عن ذلك المجلس، وقد امتلأت قلوبهم إيمانًا ويقينًا، وكل أحد يقول: لم نسمع بمثل هذا الكلام، وامتلأت القلوب له محبة، ومصرُ له ذِكرًا.
وفي يوم الخميس السادس من شهر ربيع الآخر منها عقد مجلس آخر بالمدرسة الصالحية بالقاهرة واجتمع فيه القضاة وغيرهم، وكان مما جرى في هذا المجلس أنه قيل له: تستغفر الله العظيم وتتوب إليه. فقال الشيخ: كلنا نستغفر اللّه ونتوب إليه، ثم التفت الشيخ إلى رجل منهم، فقال له: استغفر الله العظيم وتب إليه، فقال الرجل: أستغفر الله العظيم وأتوب إليه، وكذلك قال لآخر ولآخر، وكلهم يقول كذلك، فقيل له: تب إليَّ من كذا وكذا، وذكر له كلامًا، فقال له: إن كنت قلت كلامًا يستوجب التوبة فأنا تائب منه. فقال له قائل منهم: هذه ليست توبة، وكان من أعيانهم، فردّ عليه الشيخ وجهله، ووقع كلام يطول ذكره.
قال: ووصل كتاب من الشيخ مؤرخ بليلة الجمعة رابع عشر من الشهر المذكور، ويذكر له أنه عقد له مجلس بالصالحية ثالث، بعد خروج مُهَنّا في يوم الخميس، وأنه حصل فيه خير كثير، وأن في إقامته بمصرَ مصالح وفوائد للناس، وكتب كتابًا إلى والدته يقول فيه: من أحمد بن تيمية إلى الوالدة، أقَرَّ اللّه عينها بنِعمِه، وأسبغ عليها جزيل كرمه، وجعلها من خيار إمائه وخدمه.
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته، فإنا نحمد إليكم اللّه الذي لا إله إلَّا هو، وهو للحمد أهل وعلى كل شى قدير، وأساله أن يُصلّي على خاتم النبيين، وإمام المتقين، محمد عبده ورسوله، ويسلّم تسليمًا كثيرًا.
كتابي إليكم عن نعم عظيمة، ومِنَنٍ كريمة، وآلاء جسيمة، نشكر الله عليها، ونسأله المزيد من فضله، ونعم الله كلما شكرت في نمو وازدياد، وأياديه جلَّت عن التعداد، وتعلمون أن مقامنا في هذه البلاد إنما هو لأمور ضرورية، متى أهملناها فسد علينا أمر الدين والدنيا.
لسنا والله مختارين البعد عنكم، ولو حملتنا الطيور لسرنا إليكم، ولكن الغائب عذره معه، متى قدم ابتدأه أو كلتمه، وأنتم لو اطلعتم على باطن الأمور، فإنكم ولله الحمد لا تختارون إلا ذلك، ولم نعزم على المقام والاستيطان شهرًا واحدًا، بل كل يوم أستخير الله تعالى في السفر إليكم، واستخيروا الله لنا ولكم وادعوا لنا بالخيرة، فنسأل الله العظيم أن يقدِّر لنا ولكم وللمسلمين ما فيه الخير، في خير وعافية، وحسن عاقبة، ومع هذا فقد فتح الله من أبواب الخير والهداية والبركة ما لم يكن يخطر بالبال، ونحن في كل وقت في ازدياد من الخير، وفي الاهتمام بالسفر مستخيرون الله، فلا يظنُّ الظَّانُّ أنا نؤثر على قربكم شيئًا من أمور الدنيا، بل ولا نؤثر من أمور الدين ما يكون قربكم أرجحَ منه، ولكن ثمَّ أمور كبار نخاف الضرر العام من إهمالها، والشاهد يرى ما لا يرى الغائب، والمطلوب كثرة الدعاء بالخيرة، فإن الله سبحانه يعلم ولا نعلم، ويقدر ولا نقدر، وهو علّام الغيوب.
وقد قال النبي
ﷺ
: "من سعادة ابن آدم استخارته لله، ورضاه بما يقسم الله، ومن شقاوة ابن آدم ترك استخارته لله، وسخطُه بما يقسم الله له".
والتاجر يكون مسافرًا فيخاف ضياع بعض ماله، فيحتاج أن يقيم حتى يستوفيَهُ، وما نحن فيه أمر يجلُّ عن الوصف، ولا حول ولا قوة إلّا بالله [العلي] العظيم، والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته كثيرًا، وعلى سائر من في البيت من الكبار والصغار، وسائر الجيران والأهل والأصحاب واحدًا واحدًا، والحمد لله رب العالمين، وصلى الله على سيدنا محمد وآله وسلم تسليمًا كثيرًا.
وكتب إلى أخيه لأمه: =