Le mercredi 6 Ǧumādā al-Ākhira, Bahâʾ ad-Dîn Yûsuf ibn Kamâl ad-Dîn Aḥmad ibn ʿAbd al-ʿAzîz al-ʿAǧamî al-Ḥalabî assista à la séance d’enseignement de la madrasah an-Naǧîbiyya, en remplacement du shaykh Ḍiyâʾ ad-Dîn aṭ-Ṭûsî, décédé. Ibn Ṣaṣrâ et un groupe de notables y étaient présents.
Cette même année, on accomplit la « Ṣalât ar-Raġâʾib » dans la nuit du milieu de Šaʿbân, à la Grande Mosquée de Damas, alors que l’imâm Ibn Taymiyya l’avait abolie quatre ans auparavant. La nuit du quinzième, le ḥâǧib Rukn ad-Dîn Baybars al-ʿAlâʾî vint interdire l’accès de la mosquée au public ; il en fit fermer les portes, si bien que beaucoup durent passer la nuit dans les ruelles et en subirent grand tort. Son intention était de préserver la mosquée de toute futilité, inconvenance ou désordre.
Le 17 Ramaḍân, le qâḍî Taqî ad-Dîn al-Ḥanbalî rendit un jugement ordonnant la préservation de la vie de Muḥammad al-Bâǧarbiqî. Il fit établir un procès-verbal attestant l’inimitié qui opposait celui-ci aux six témoins ayant déposé contre lui devant le qâḍî mâlikî, lequel avait prononcé la peine capitale. Parmi ceux qui établirent cette inimitié figuraient Nāṣir ad-Dîn ibn ʿAbd as-Salâm, Zayn ad-Dîn ibn aš-Šarîf ʿAdnân, Quṭb ad-Dîn ibn Šaykh as-Salamiyya, et d’autres encore.
Au cours de la même année, à la fin du mois de Ramaḍân, Kamâl ad-Dîn ibn az-Zamalkânî prit la charge de la surintendance du Dîwân « Mulk al-Umaraʾ » à la place de Šihâb ad-Dîn al-Ḥanafî. On le revêtit d’un ṭaylasân et d’une robe d’investiture, puis il se rendit, ainsi paré, à la Dâr al-ʿAdl.
Dans la nuit précédant l’ʿÎd al-Fiṭr, l’émir Sayf ad-Dîn Salâr, vice-roi d’Égypte, convoqua les trois qâḍîs — šâfiʿite, mâlikite et ḥanafite — ainsi qu’un groupe de fuqahâʾ : at-Tâğî, al-Jazarî, an-Nimrawî, entre autres. Ils délibérèrent au sujet de la libération du shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, alors détenu. Certains des présents posèrent des conditions à cette libération, dont l’une était qu’il