Le ṣadr ʿAlāʾ ad-Dîn
Il s’agit de ʿAlî ibn Maʿâlî al-Anṣârî al-Ḥarrânî, le calculateur, connu sous le surnom d’Ibn ar-Ruzayz. Savant vertueux, il excellait dans la science du calcul et nombre de personnes profitèrent de son enseignement. Il décéda soudainement à la fin de cette même année et fut inhumé au Jabal Qâsiyûn. Pour ma part, j’ai appris la science du calcul de la part d’al-Ḥâḍirî, lequel la tenait d’ʿAlâʾ ad-Dîn aṭ-Ṭayûrî, qui la lui avait transmise.
Le prédicateur (al-khaṭîb) Sharaf ad-Dîn Abû al-ʿAbbâs
Aḥmad ibn Ibrâhîm ibn Sabâʿ ibn Ḍiyâʾ al-Fazârî, shaykh, imâm, ʿallâma, frère de l’illustre shaykh des shâfiʿites Tâj ad-Dîn ʿAbd ar-Raḥmân. Né en l’an trente, il entendit un grand nombre de ḥadiths et tira profit des maîtres de son époque, tels Ibn aṣ-Ṣalâḥ, as-Sakhâwî et d’autres encore. Il approfondit la jurisprudence, émit des fatwas, disputa, brilla et devança ses contemporains. Maître en arabe, langue, lectures coraniques et citation des traditions prophétiques, il fréquentait assidûment les shuyûkh pour lire auprès d’eux. Il possédait une expression éloquente, une conversation agréable, de sorte que l’on ne se lassait pas de sa compagnie. Il enseigna à aṭ-Ṭayba puis, durant quelque temps, au ribâṭ an-Nâṣirî avant de passer à la chaire (khuṭba) de la mosquée Jarrâḥ, puis à celle de la Grande Mosquée de Damas après al-Fâriqî, en l’an trois. Il y demeura jusqu’à son décès, survenu le mercredi, à l’approche du neuvième de Shawwâl, à l’âge de soixante-quinze ans.
La prière funéraire fut célébrée pour lui le jeudi matin, à la porte de la chaire, puis il fut enterré auprès de son père et de son frère à Bâb aṣ-Ṣaghîr, – qu’Allâh leur fasse miséricorde. Son neveu, notre maître le ʿallâma Burhân ad-Dîn, lui succéda dans la fonction de khâṭib.
Le grand ḥâfiẓ de Damiette
Il s’agit du shaykh, imâm, savant, ḥâfiẓ, maître des traditionnistes, Sharaf ad-Dîn Abû Muḥammad ʿAbd al-Muʾmin ibn Khalf ibn Abî al-Ḥasan ibn Sharaf ibn al-Khuḍr ibn Mûsâ ad-Dimyâṭî.
Il portait l’étendard de cette discipline – à savoir la science du ḥadith et la science de la langue – à son époque, malgré son âge avancé et son statut éminent. Il jouissait de chaînes de transmission élevées, d’une abondance de récits, d’une pleine maîtrise critique, d’ouvrages excellents et largement diffusés. Les étudiants affluaient vers lui depuis toutes les contrées.