Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

lui-même, après que le shaykh fut parti les combattre ; Allah leur accorda la victoire sur eux, anéantit un grand nombre d’entre eux ainsi que de leur secte dévoyée, et l’armée foula de vastes étendues des contrées fortifiées de leur pays. Le vice-roi rentra ensuite à Damas, accompagné du shaykh Ibn Taymiyya et des troupes. La participation du shaykh à cette expédition apporta d’immenses bienfaits et permit qu’il y manifestât un savoir et une bravoure éclatants, si bien que les cœurs de ses adversaires se remplirent de jalousie et de chagrin.

Au premier jour de Jumâdâ al-Ûlâ arriva le qâdî Amîn ad-Dîn Abû Bakr, fils du qâdî Wajîh ad-Dîn ‘Abd al-‘Azîm ibn ar-Raqâqî, Égyptien, venu du Caire pour prendre la direction des dîwâns de Damas, en remplacement de ‘Izz ad-Dîn ibn Mubashshir.

(Que s’est-il passé entre le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya et les Ahmadiyya, et comment trois séances furent tenues à ce sujet)

Le samedi 9 Jumâdâ al-Ûlâ, un grand nombre de fuqara’ affiliés à la voie Ahmadiyya se présentèrent devant le vice-roi, au palais Ablaq ; le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya y assistait également. En présence des émirs, ils demandèrent au vice-roi d’obliger le shaykh à cesser de les dénoncer et à reconnaître la validité de leur voie. Le shaykh leur répondit : « Cela est impossible : chacun doit impérativement se soumettre au Livre et à la Sunna, en paroles comme en actes. Quiconque s’en écarte doit être réprouvé. »

Ils voulurent alors exécuter certaines de leurs pratiques démoniaques qu’ils accomplissent lors de leurs séances d’audition spirituelle. Le shaykh déclara : « Ces états sont démoniaques et vains ; la plupart de vos pratiques ne sont que ruse et calomnie. Que celui d’entre vous qui prétend entrer dans le feu commence par se rendre au hammam, se laver soigneusement, se frictionner au vinaigre et à l’ishnân, puis qu’il pénètre ensuite dans le feu, s’il est véridique. Et quand bien même un innovateur entrerait dans le feu après s’être lavé, cela ne prouverait ni sa rectitude ni sa sainteté ; c’est là l’un des tours d’imposteurs qui contreviennent à la Loi, même lorsqu’ils prétendent suivre la Sunna – que dire alors s’ils ne la suivent pas ! »

Le shaykh Sâliḥ, chef des Manaybi‘, s’écria alors : « Nos pratiques ne trouvent crédit qu’auprès des Tatars, non auprès de la Shar‘a ! » Les personnes présentes consignèrent immédiatement cette parole, et la réprobation à leur encontre se multiplia sous tous les regards. L’affaire se conclut sur l’engagement qu’ils ôteraient

(1) Dans l’édition de Ṣanʿ, c’est une altération. (2) N’est pas dans la copie B. (3) Dans l’édition, al-Rifāqī avec un fā suivi d’un alif puis d’un qāf, ce qui est une erreur de lecture. Sa notice se trouve dans al-Fawāt (1/121). (4) Ajout provenant de l’édition. (5) Ce sont les adeptes de la ṭarīqa du cheikh Aḥmad al-Rifāʿī. (6) Dans l’édition : « Īmāratuhu ʿanhum ». (7) Ainsi dans B, ce qui est correct. Dans A et l’édition : « mā yumkin ». (8) Dans B : « Le cheikh a mentionné que la plupart sont de l’ordre des ruses et des calomnies. » (9) Dans B : « al-ʾumarāʾ » (les émirs).
بنفسه بعد خروج الشيخ لغزوهم، فنصرهم الله عليهم وأبادوا خلقًا كثيرًا منهم ومن فرقتهم الضالة، ووطئوا أراضٍ كثيرة من منيع (١) بلادهم، وعاد نائب السلطنة إلى دمشق في صحبته الشيخ ابن تيمية والجيش، وقد حصل بسبب شهود الشيخ هذه الغزوة خيرٌ كثير، وأبان الشيخ علمًا وشجاعة في هذه الغزوة، [وقد امتلأت قلوب أعدائه حسدًا له وغمًا] (٢) . وفي مستهل جمادى الأولى قدم القاضي أمين الدين أبو بكر ابن القاضي وجيه الدين عبد العظيم بن الرقاقي (٣) المصري من القاهرة على نظر الدواوين بدمشق، عوضًا عن عز الدين بن مبشر. [ما جرى للشيخ تقي الدين بن تَيْمِيَّة مع الأحمدية وكيف عقدت له المجالس الثلاثة] (٤) وفي يوم السبت تاسع جمادى الأولى حضر جماعة كثيرة من الفقراء الأحمدية (٥) إلى نائب السلطنة بالقصر الأبلق وحضر الشيخ تقي الدين بن تيمية، فسألوا من نائب السلطنة بحضرة الأمراء أن يكفَّ الشيخ تقي الدين إنكاره عليهم (٦) ، وأن يسلم لهم حالهم، فقال لهم الشيخ: هذا ما لا يمكن (٧) ، ولا بد لكل أحد أن يدخل تحت الكتاب والسنة، قولًا وفعلًا، ومن خرج عنهما وجب الإنكار عليه. فأرادوا أن يفعلوا شيئًا من أحوالهم الشيطانية التي يتعاطونها في سماعاتهم، فقال (٨) الشيخ: تلك أحوال شيطانية باطلة، وأكثر أحوالهم من باب الحيل والبهتان، ومن أراد منهم أن يدخل النار فليدخل أولا إلى الحمام وليغسل جسده غسلًا جيدًا ويدلكه بالخل والإِشنان، ثم يدخل بعد ذلك إلى النار إن كان صادقًا، ولو فرض أن أحدًا من أهل البدع دخل النار بعد أن يغتسل فإن ذلك لا يدل على صلاحه ولا على كرامته، بل حاله من أحوال الدجاجلة المخالفة للشريعة إذا كان صاحبها على السنة، فما الظن بخلاف ذلك. فابتدر شيخ المنيبع الشيخ صالح وقال: نحن أحوالنا إنما تنفُق عند التتر ليست تنفق عند الشرع. فضبط الحاضرون (٩) عليه تلك الكلمة، وكثر الإنكار عليهم من كل أحد، ثم اتفق الحال على أنهم يخلعون
(١) في ط: صنع، وهو تحريف. (٢) ليست في ب. (٣) في ط: الرفاقي بفاء ثم ألف وقاف، وهو تصحيف. ترجمته في الفوات (١/ ١٢١). (٤) زيادة من ط. (٥) هم أتباع طريقة الشيخ أحمد الرفاعي. (٦) في ط: إمارته عنهم. (٧) كذا في ب، وهو الصواب. وفي أ، ط: ما يمكن. (٨) في ب: فذكر الشيخ أن هذا أكثره من باب الحيل والبهتان. (٩) في ب: الأمراء.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies