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Mon père décéda au mois de Jumādā al-Ūlā de l’an 703 de l’Hégire, dans le village de Mujaydil sus-mentionné. Il fut inhumé dans le cimetière nord, près de l’olivier. J’étais alors un jeune enfant d’environ trois ans, de sorte que je ne me le rappelle que comme un songe. Par la suite, en l’an 707, nous nous installâmes à Damas en compagnie de notre frère — Kamal ad-Dîn ‘Abd al-Wahhâb — qui se montra pour nous un véritable frère, plein de sollicitude et de tendresse. Sa mort fut différée jusqu’à l’an 750. Je me consacrai à l’étude sous sa direction ; Allah, Exalté soit-Il, facilita ainsi ce qui devait l’être et aplanit ce qui était ardu. Et Allah est plus savant.
(1) Dans la Ṭ, dans Qarīya, et dans le Dāris (1/301), il est dit : Elle porte ce nom pour la distinguer de Majdal al-Suwayda.
(2) Non mentionné dans la Ṭ.
(3) Le texte imprimé ajoute une information provenant d'al-Barzalī dans la biographie du père d'Ibn Kathīr, absente des sources manuscrites. Il est précisé qu'il s'agit d'un supplément provenant d'une autre copie, non localisée.
Voici ce passage :
Notre maître, al-Ḥāfiẓ ʿIlm al-Dīn al-Barzalī, dans son dictionnaire, rapporte ce que lui a transmis Shams al-Dīn Muḥammad ibn Saʿd al-Maqdisī, dont il cite la source, et c’est de la main du ḥadīthiste Shams al-Dīn ibn Saʿd que j’ai copié ce texte. De même, j’ai vérifié la main d’al-Ḥāfiẓ al-Barzalī dans le second volume des Sufun al-Kibār (Grands navires).
Il dit : ʿUmar ibn Kathīr al-Qurashī, prédicateur à al-Qarīya, un village relevant de Buṣrā, était un homme vertueux, possédant une belle poésie et une vaste connaissance des énigmes. Il avait de la vigueur et de l’ardeur. J’ai consigné, en présence de notre maître Ṭāj al-Dīn al-Fizārī, quelques-uns de ses vers. Il est décédé en Jumādā al-ʾAwwal 703 (1323) à Majdal al-Qarīya, dans la juridiction de Buṣrā.
Le prédicateur Shuḥāb al-Dīn Abū Ḥafṣ ʿUmar ibn Kathīr al-Qurashī lui-même nous a récité à la mi-chaʿbān de l’an 687 (1288) :
« Le sommeil s’est éloigné de mes paupières, et j’ai veillé tout éveillé… frère du souci, juré par la passion tenace.
Le compagnon de la constellation de la Pléiade et des étoiles bercées… d’amour j’ai cru que les astres étaient pieux.
Abattu sur le lit du désir et de la tristesse… qu’importe si vous êtes devenus mes habitudes.
Mes mains remuent dans la douleur de la passion… la flamme de cet amour, de là, me paraît plus froide.
Et la jalousie déchira ma patience comme un obstacle… le brasier de l’amour est allumé dans le cœur.
Je l’inondai de mes pleurs pour qu’éventuellement son soupir diminue… mais mes larmes ont accru son embrasement.
Je passai une nuit froide, et je ne vois… dans la distance loin des bien-aimés, aucun sentier.
Ô nuit dont l’aube s’éloigne… de moi, jusqu’à ce que je le croie éternel.
Amour et passion sans limite… avec un doux parfum de larmes sucrées.
Il a un visage comme la pleine lune, embellie… par une touffe de cheveux d’un noir profond.
Secouant ses cheveux élégants et souples… et brandissant de ses paupières une épée aiguisée.
Sur ses joues, ses fossettes charmeuses… et la blancheur de ses dents, j’ai perdu ma patience.
Tout autre beauté est devenue inférieure à lui… et pour lui, le Seigneur de la beauté est unique.
Lorsque son regard croise le mien et tremble à sa rencontre… mon corps est sans langue ni main.
Il se prosterne en révérence et en dignité… et jure que je suis devenu unique en beauté.
Et par mon frère adoré, jadis un infidèle, qui contempla sa beauté… s’est converti par révérence et témoignage.»
توفي والدي في شهر جمادى الأولى سنة ثلاث وسبعمئة، بقرية مُجَيدل القرية
(١)
، ودفن بمقبرتها الشّمالية عند الزيتونة، وكنت إذ ذاك صغيرًا ابن ثلاث سنين أو نحوها، لا أُدركه إلا كالحُلُم، ثم تحوّلنا من بعده في سنة سبع وسبعمئة إلى دمشق صحبة الأخ
(٢)
كمال الدين عبد الوهاب، وقد كان لنا شقيقًا، وبنا رفيقًا شفوقًا، وقد تأخرت وفاته إلى سنة خمسين، فاشتغلت على يديه في العلم، فيسر الله تعالى منه ما يسّر، وسهّل منه ما تعسر. والله أعلم
(٣)
.
(١) في ط: في قرية، وفي الدارس (١/ ٣٠١) وفيه: سميت كذلك لتمييزها عن مجيدل السويداء.
(٢) ليست في ط.
(٣) زاد في المطبوع خبرًا عن البرزالي في ترجمة والد ابن كثير، ليس في الأصول الخطِّيَّة. وقال: إنه زيادة من نسخة أخرى، لم أهتد إليها.
وهو:
وقد قال شيخنا الحافظ علم الدين البرزالي في معجمه فيما أخبرني عنه شمس الدين محمد بن سعد المقدسي مخرجه له، ومن خط المحدّث شمس الدين بن سعد هذا نقلت، وكذلك وقفت على خط الحافظ البرزالي مثله في السّفينة الثانية من السّفن الكبار.
قال: عمر بن كثير القرشي خطب القرية وهي قرية من أعمال بُصرى، رجل فاضل له نظم جيد ويحفظ كثيرًا من اللُّغْز، وله همة وقوة، كتبت عنه من شعره بحضور شيخنا تاج الدين الفزاري، وتوفي في جمادى الأولى سنة ثلاث وسبعمئة بمجيدل القرية من عمل بُصرى.
أنشدنا الخطيب شهاب الدين أبو حفص عمر بن كثير القرشي خطيب القرية بها لنفسه في منتصف شعبان من سنة سبع وثمانين وستمئة:
نأَى النومُ عن جَفني فبتُّ مسهَّدا … أخا كَلَفٍ حِلْفَ الصبابة موجدا
سمير الثُّريَّا والنجوم مدلَّهًا … فمِن وَلَهي خِلت الكواكب رُكَّدا
طريحًا على فُرُشِ الصبابة والأسى … فما ضركم لو كنتمُ ليَ عُوَّدا
تقلِّبني أيدي الغرام بلوعةٍ … أرى النَّار من تلقائها ليَ أبردا
ومزّقَ صبري بعد جيرَان حاجزٍ … سعيرُ غرام باتَ في القلب موقدا
فأمطرته دمعي لعلَّ زفيره … يقلُّ، فزادته الدموع توقُّدا
فبتُّ بليلٍ نابغيّ ولا أرى … على النأي من بعد الأحبّة صُعّدا
فيا لك من ليلٍ تباعد فجره … عليَّ إلى أن خِلته قد تخلّدا
غرامًا ووجدًا لا يحدّ أقله … بأهيف معسولِ المراشف أغيدا
له طلعة كالبدر زان جمالها … بطرّةِ شَعر حالك اللون أسودا
يهزُّ من القدِّ الرشيق مثقَّفًا … ويشهرُ من جفنيه سيفًا مهنَّدا
وفي وَردِ خديه وآس عذاره … وضوء ثناياه فنيت تجلُّدا
غدا كلّ حُسنٍ دونَهُ متقاصرًا … وأضحى له ربُّ الجمال موحّدا
إذا ما رنا واهتزَّ عند لقائه … سباك، فلم تملك لسانًا ولا يدا
وتسجد إجلالًا له وكرامةً … وتقسمُ قد أمسيتَ في الحسن أوحدا
وربّ أخي كفرٍ تأمّلَ حسنه … فأسلم من إجلاله وتشهّدا =