Abou l-Maʿālī Aḥmad ibn Isḥāq ibn Muḥammad ibn al-Muʾayyad ibn ʿAlī ibn Ismāʿīl ibn Abī Ṭālib, l’Abarquhî al-Hamadhânî puis al-Miṣrî, naquit à Abarqūh, dans la région de Shîrāz, en Rajab ou Shaʿbān 615 H. Il étudia de nombreux ḥadiths auprès d’un grand nombre de maîtres, et plusieurs recueils de ses chaînes de transmission furent établis. C’était un shaykh vertueux, affable et énergique. Il décéda à La Mecque quatre jours après le départ des pèlerins. Qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Cette même année mourut le seigneur de La Mecque, le sharîf Abū Numay Muḥammad, fils de l’émir Abī Saʿd Ḥasan ibn ʿAlī ibn Qatādah al-Ḥasanî, qui gouvernait la ville depuis quarante ans. Il était doux, digne, avisé, d’une grande sagacité politique et d’une haute noblesse de caractère.
La même année naquit son scribe, Ismāʿīl ibn ʿUmar ibn Kathîr al-Qurashî al-Buṣrawî, de rite shâfiʿî – qu’Allâh lui pardonne. Allâh, exalté soit-Il, sait mieux.
Puis commença l’année 702 de l’Hégire.
À l’ouverture de l’année, les détenteurs des charges magistrales étaient les mêmes que ceux mentionnés précédemment.
Le mercredi 2 Ṣafar, l’île d’Arwād, proche d’Anṭarsūs, fut conquise. Redoutable pour les habitants des côtes, elle fut attaquée par des navires partis d’Égypte, rejoints par les troupes de Tripoli. Louange à Allâh, l’île fut prise avant midi ; près de deux mille de ses habitants furent tués et environ cinq cents faits prisonniers. Cette victoire complétait la reprise des rivages et Allâh délivra les musulmans du mal de ses occupants.
Le jeudi 17 Ṣafar, un courrier venu d’Égypte parvint à Damas, annonçant le décès du qāḍī al-quḍāt Ibn Daqīq al-ʿĪd. Il remit également une lettre du sultan au qāḍī al-quḍāt Ibn Jamāʿah, où le souverain l’exaltait et l’honorait, l’appelant à se rapprocher de lui pour reprendre, comme à l’accoutumée, la magistrature suprême en Égypte. Ibn Jamāʿah se prépara donc et, lorsqu’il se mit en route