Un cavalier portant des insignes passa. Alors, la mère s’exclama : « Ô Seigneur, fais que mon fils soit comme lui. » L’enfant laissa alors son sein et, se tournant vers le cavalier, dit : « Ô Seigneur, ne fais pas que je sois comme lui. » Puis il revint téter. Abou Hourayra rapporta : « C’est comme si je voyais le Prophète (ﷺ) en train de sucer son doigt. »
Ensuite, on passa devant une esclave. La mère s’écria : « Ô Seigneur, ne fais pas que mon fils soit comme elle. » Il quitta de nouveau son sein et déclara : « Ô Seigneur, fais que je sois comme elle. » Elle lui demanda : « Pourquoi donc ? » Il répondit : « Ce cavalier est un tyran parmi les tyrans. Quant à cette esclave, on dit qu’elle a volé et qu’elle s’est livrée à l’adultère (1), alors qu’elle ne l’a pas fait. »
Al-Boukhari (2) a dit : « Nous a rapporté Abou al-Yamân, qui nous a rapporté Chouʿayb, d’après az-Zouhri, lequel fut informé par Abou Salama qu’Abou Hourayra a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : ‘Je suis celui qui a le plus de droit sur le fils de Mariam ; et les prophètes sont frères consanguins, il n’y a pas de prophète qui nous sépare.’” » Ce hadith a été rapporté uniquement par Al-Boukhari à partir de cette chaîne. Ibn Hibban l’a également mentionné dans son « Sahih », d’après Abou Dawoud al-Hafari (3), d’après ath-Thawri, d’après Abou az-Zinād, d’après Abou Salama, d’après Abou Hourayra.
Ahmed (4) rapporta : « Nous a transmis Wakiʿ ; il nous a dit : Sufyân – c’est-à-dire ath-Thawri – nous a transmis d’Abou az-Zinād, d’al-Aʿrāj, d’Abou Hourayra, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Je suis celui qui a le plus de droit sur ʿIsa (que la paix soit sur lui). Les prophètes sont frères consanguins ; il n’y a pas de prophète qui nous sépare.” » Cette chaîne de transmission est authentique suivant leurs critères, bien qu’ils (Al-Boukhari et Mouslim) ne l’aient pas rapportée ainsi.
Ahmed (5) le rapporta aussi, d’après ʿAbd ar-Razzâq, d’après Maʿmar, d’après Hammâm, d’après Abou Hourayra, d’après le Prophète (ﷺ) dans des termes similaires. Ibn Hibban le rapporta également d’après ʿAbd ar-Razzâq, de façon analogue (6).
Ahmed (7) dit encore : « Nous a transmis Yahyâ, d’après Ibn Abî ʿAroubah, qui nous a transmis d’après Qatâda, d’après ʿAbd ar-Rahmân ibn Âdam, d’après Abou Hourayra, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : “Les prophètes sont frères consanguins. Leur religion est une et leurs mères sont différentes. Je suis celui qui a le plus de droit sur ʿIsa, fils de Maryam, car aucun prophète ne me sépare de lui. Il va certes redescendre ; lorsque vous le verrez, reconnaissez-le : c’est un homme de taille moyenne, à la peau tirant sur le roux et le blanc, aux cheveux lisses, comme si sa tête ruisselait sans qu’elle ait été mouillée, et il porte deux vêtements légèrement teints (8). Il brisera la croix et tuera…” »