Il décéda le mardi seize Rabîʿ al-Awwal.
Le shaykh, l’imâm, le savant Sharf ad-Dîn Abû al-Ḥusayn ʿAlî (1), fils du shaykh, de l’imâm, du grand savant, du hâfidh et juriste Taqî ad-Dîn Abû ʿAbd Allâh Muḥammad, fils du shaykh Abû al-Ḥusayn Aḥmad ibn ʿAbd Allâh ibn ʿĪsâ ibn Aḥmad ibn Muḥammad al-Yûnīnî al-Baʿlabakkî – il était l’aîné de son frère, le shaykh Quṭb ad-Dîn (2), fils du shaykh jurisconsulte – naquit en l’an 621 de l’Hégire. Son père lui fit entendre de nombreux ḥadiths ; il étudia la jurisprudence, se consacra à la science, et se distingua par son adoration, ses œuvres et son profond recueillement.
Alors qu’il se trouvait un jour dans la bibliothèque, un individu entra et le frappa à la tête avec un bâton, puis avec un couteau. Il demeura souffrant quelques jours, puis retourna à la miséricorde d’Allâh le jeudi 11 Ramaḍân à Baalbek. Il fut inhumé à Bâb Baṭḥâ. Les gens déplorèrent sa perte en raison de son savoir, de ses bons actes, de sa mémorisation des ḥadiths, de sa bienveillance envers autrui, de son humilité, de la noblesse de son maintien et de sa magnanimité. Qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde.
Aṣ-Ṣadr Ḍiyâʾ ad-Dîn Aḥmad ibn al-Ḥusayn (3), fils de Shaykh as-Salamiyya, père du qâḍî Quṭb ad-Dîn Mûsâ (4) – lequel fut par la suite inspecteur de l’armée en Syrie puis en Égypte – mourut le mardi 20 Dhû l-Qaʿda. Il fut enterré au Qâsiyyûn et les condoléances furent reçues à ar-Rawâḥiyya.
L’émir éminent, murâbiṭ et combattant, ʿAlam ad-Dîn Arjawâsh ibn ʿAbd Allâh al-Manṣûrî (5), vice-gouverneur de la citadelle de Damas, homme d’autorité, de résolution, de bravoure et de droiture, eut par la volonté divine la mission de sauvegarder le bastion des musulmans lorsque les Tatars s’emparèrent de la Syrie à l’époque de Ghâzân. La citadelle leur résista et Allâh la leur interdit par l’entremise de cet homme ; il s’était engagé à ne jamais la livrer tant qu’il y demeurerait un œil qui cligne, et les autres forteresses syriennes suivirent son exemple (6).
Il mourut dans la citadelle dans la nuit du samedi 22 Dhû l-Ḥijja. Son corps en fut sorti dans la matinée du samedi ; la prière funéraire fut célébrée en sa présence, et le vice-sultan, ainsi que les dignitaires de rang inférieur, assistèrent à ses funérailles. Il fut ensuite transporté au pied du Qâsiyyûn, où il fut inhumé dans son mausolée. Qu’Allâh lui fasse miséricorde.
L’Abarquhî, doyen des muḥaddiths d’Égypte :
Il s’agit du vénérable shaykh, grand transmetteur, voyageur infatigable, vestige des pieux prédécesseurs, Shihâb ad-Dîn