Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Et c’est auprès de Lui que nous sollicitons l’assistance.
[Préface de la présente édition critique]
Louange à Allah, Seigneur des mondes ; que la bénédiction et la paix soient sur l’élite de Sa création, Muhammad, le seigneur des premiers et des derniers, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons et quiconque suit sa guidée jusqu’au Jour du Jugement.
Ceci dit :
Voici le seizième volume de l’ouvrage de l’imam-hafiz ʿImâd Ibn Kathîr, « Al-Bidâyah wa-n-Nihâyah ». Je le présente comme complément aux précédents volumes. J’aurais pu me dispenser d’une introduction, car mon travail d’édition critique n’a pas dévié du plan établi par les nobles Éditions Dâr Ibn Kathîr pour publier cet ouvrage selon une méthodologie scientifique rigoureuse, eu égard à l’importance de ce livre dans notre bibliothèque arabe et à la place qu’occupe son auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – parmi ses pairs savants. Toutefois, des difficultés particulières à ce volume se sont dressées devant moi ; j’ai donc jugé utile de les expliciter :
Premièrement :
Les deux copies photographiées (A) et (B) retenues pour l’établissement du texte s’arrêtent à l’année 738 H. J’ai donc poursuivi la vérification de la partie restante en m’aidant des sources et références de cette période, notamment celles dont les auteurs ont cité Ibn Kathîr directement.
Deuxièmement :
Il existe d’importants écarts, avec parfois des lacunes s’étendant sur plusieurs pages, entre l’édition imprimée et le manuscrit (A) que j’ai adopté pour cette édition critique.
Troisièmement :
Des avis divergents circulent quant à l’attribution de la dernière partie de l’ouvrage à Ibn Kathîr. La controverse suit deux positions diamétralement opposées, chacune défendue par des arguments de valeur.
Première opinion :
L’Histoire d’Ibn Kathîr s’arrêterait à l’année 738 H, la suite étant un appendice ajouté par Ibn Ḥajî, puis poursuivi par Ibn Qâḍî Shuhbah. Cette opinion est soutenue par l’historien éminent, le professeur Muḥammad Râghib aṭ-Ṭabbâkh – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Il l’a exposée dans la Revue de l’Académie Arabe de Damas, volume 18 (pages 376-377). Par souci d’honnêteté, je reproduis ses propos textuellement :
« Il m’est parvenu tout récemment le treizième et le quatorzième volumes du “Tārīkh al-Bidāyah wa-n-Nihāyah” du ḥāfiẓ érudit Ismāʿīl Ibn Kathīr ad-Dimashqī, décédé en 774 H. J’y ai constaté qu’il mentionne, à la fin du quatorzième volume… »