Le cheikh Zayn ad-Dîn al-Fâriqî donna des cours à la Nāṣiriyya durant l’absence de son professeur Kamâl ad-Dîn ibn ash-Sharîshî, qui s’était enfui à al-Karak, puis il revint y enseigner durant le mois de Ramadan.
Vers la fin de ce mois, Ibn az-Zakî donna des cours à ad-Dawla‘iyya en remplacement de Jamâl ad-Dîn az-Zar‘î, lui aussi absent.
Le lundi, on lut publiquement les conditions imposées aux communautés soumises au statut de dhimmis et on les contraignit à les respecter. Il fut décidé de les démettre de leurs fonctions et de leur faire porter la marque de la soumission. On proclama cette mesure dans la ville : les chrétiens durent porter le turban bleu, les juifs le turban jaune, et les samaritains le turban rouge. Cette disposition apporta beaucoup de bien, car on put ainsi les distinguer des musulmans.
Le dixième jour de Ramadan, un décret parvint concernant le partage du poste de gouverneur de la citadelle entre Arjwâsh et l’émir Sayf ad-Dîn Aqbajâ, de sorte que chacun d’eux sortirait un jour tandis que l’autre resterait à la citadelle le jour suivant. Arjwâsh refusa ce dispositif.
Au mois de Shawwâl, le cheikh Shihâb ad-Dîn ibn al-Majd donna des cours à l’‘Iqbâliyya à la place de ‘Alâ’ ad-Dîn al-Qûnawî (1), en raison de la résidence de ce dernier au Caire.
Le vendredi treize (2) de Dhû al-Qa‘da, Shams ad-Dîn ibn al-Ḥarîrî fut démis de la charge de juge de rite hanafite, et le cadi Jalâl ad-Dîn ibn Ḥusâm ad-Dîn, succédant à son père selon la coutume, lui fut substitué. La révocation se produisit d’après l’avis unanime du vizir Shams ad-Dîn Sanqar al-A‘sar et du gouverneur (na’ib) du sultan, al-Afram.
Cette même année, des émissaires du roi des Tatars arrivèrent à Damas. Ils furent hébergés dans la citadelle, puis se rendirent en Égypte.
[Parmi les notables décédés cette année-là figurent :] Le cheikh Ḥasan al-Kurdî (3), qui résidait à ash-Shâghûr dans un verger dont il tirait sa subsistance et où il accueillait quiconque venait le voir. On lui rendait visite. Lorsqu’il approcha de sa fin, il fit ses ablutions, coupa quelques mèches de ses cheveux, se tourna vers la qibla et accomplit quelques rak‘ât (4). Il mourut – qu’Allâh lui fasse miséricorde – le lundi 4 Jumâdâ al-Ûlâ, à plus de cent ans.
Parmi eux également : le tawashî Ṣafiyy ad-Dîn Jawhar at-Tiflîsî (5), le spécialiste du ḥadîth.