Al-Qudaʿī al-Hamawī, prédicateur à Ḥamā (1), puis prédicateur à Damas en remplacement d’al-Fārūthī, comme nous l’avons signalé. Il enseigna ensuite à la Ghazāliyya avant d’être relevé de ses fonctions par Ibn Jamāʿa, puis il retourna dans sa ville. Par la suite, il revint à Damas l’année (2) de Qāzān et y mourut.
As-Sadr Shams ad-Dīn (3) Muḥammad ibn Salmān (4) ibn Ḥamāʾil ibn ʿAlī al-Maqdisī, connu sous le nom d’Ibn Ghānim, comptait parmi les notables les plus en vue et les plus généreux. Il enseigna à l’école ʿAṣrūniyya et mourut (il avait dépassé quatre-vingts ans). Il fut l’un des écrivains (5) renommés et estimés, et il était le père d’as-Sadr ʿAlāʾ ad-Dīn ibn Ghānim.
Le shaykh Jamāl ad-Dīn Abū Muḥammad (6) ʿAbd ar-Raḥīm ibn ʿUmar ibn ʿUthmān al-Bājurbaqī (7), de rite shāfiʿite, séjourna un temps à Mossoul pour étudier et prodiguer des avis juridiques (fatwā). Puis il arriva à Damas (l’année de Qāzān) et y mourut, après y avoir également séjourné quelque temps. Il enseigna aux madrasas al-Qulījiyya et ad-Dawlaʿiyya, fut adjoint à la fonction de khaṭīb (prédicateur) et enseigna à la Ghazāliyya en remplacement de Shams al-Ayki. Il était peu loquace et se tenait à l’écart des gens. Il était le père de Shams Muḥammad, accusé de zandaqa (hérésie) et d’inḥilāl (dérèglement moral). Celui-ci avait des partisans (auxquels on attribuait) les mêmes croyances et pratiques que celles qu’on lui reprochait, et ils persévéraient dans ce qu’il avait l’habitude de faire. Jamāl ad-Dīn en question transmit, dans « Jāmiʿ al-Uṣūl », le récit de quelques-uns des compagnons de son auteur (8), Ibn al-Athīr. Il composa également de beaux poèmes. Dieu — exalté soit-Il — est le plus savant.
[Ensuite débuta]
(9) l’année sept cents de l’hégire prophétique,
[elle commença avec le calife, le sultan, les gouverneurs des provinces et les juges, qui étaient les mêmes que ceux mentionnés l’année précédente, à l’exception du shāfiʿite].