Plusieurs parmi les illustres (1) émirs. Puis, Shams al-Dîn al-Harîrî assuma la fonction de juge après lui [comme nous l’avons mentionné] (2).
Le juge, l’imam (3), l’érudit (4), Imâm al-Dîn Abû al-Ma‘âlî ‘Umar, fils du juge Sa‘d al-Dîn Abû al-Qâsim ‘Abd al-Rahmân, lui-même fils du shaykh Imâm al-Dîn Abû Hafs ‘Umar ibn Ahmad ibn Muhammad al-Qazwînî al-Shâfi‘î, arriva à Damas en compagnie de son frère Jalâl al-Dîn. Tous deux furent désignés dans plusieurs madrasas. Par la suite, Imâm al-Dîn obtint la fonction de Qâdî al-Qudât (juge suprême) de Damas aux dépens de Badr al-Dîn ibn Jamâ‘a, comme nous l’avons déjà signalé en l’an soixante-dix-sept (5), et son frère en fut le suppléant. D’un caractère avenant, il se montrait extrêmement bienfaisant (en position de dirigeant) et causait peu de tort autour de lui. Lorsque l’arrivée des Tatars se profila, il se rendit en Égypte (6). Une fois sur place, il n’y demeura qu’une semaine avant de s’éteindre. Il fut alors inhumé près de la (Qubba) d’al-Shâfi‘î, à l’âge de quarante-six ans. À ce moment, Badr al-Dîn ibn Jamâ‘a reprit ce poste, en plus de (ce qu’il détenait déjà en matière) de prédication (et d’autres charges). Le frère d’Imâm al-Dîn reprit ensuite l’enseignement à l’école al-Amîniyya, comme nous l’avons mentionné.
Vint ensuite le musnid (porteur de la chaîne de transmission), (al-mu‘ammar) al-rihla (7), Sharaf al-Dîn Ahmad ibn Hibat Allâh (ibn Ahmad ibn Muhammad) (8) ibn al-Hasan ibn Hibat Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn al-Hasan ibn ‘Asâkir al-Dimashqî. Né en l’an six cent quatorze, il étudia le hadith et le transmit. Il s’éteignit le quinzième (9) de Jumâdâ al-Ûlâ de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Enfin, le prédicateur, l’imam, l’érudit et notable (10), Muwaffaq al-Dîn Abû al-Ma‘âlî Muhammad ibn Muhammad ibn al-Mufaḍḍal al-Bahrânî (11).