Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Au milieu du mois de Shawwâl, le Qâdî al-Qudât (1), Jamâl al-Dîn al-Zar‘î, dispensa son enseignement à al-Dawla‘iyya en qualité de suppléant judiciaire, en remplacement de Jamâl al-Dîn Ibn al-Bâjarbaqî.

Le vendredi vingt du même mois (2), le vice-sultan Jamâl al-Dîn Âqouch al-Afram partit avec l’armée de Damas vers les montagnes d’al-Jurd et de Kisrawân. Le shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya se mit également en route, accompagné d’un grand nombre de volontaires originaires de Hawrân, afin de combattre les habitants de cette région en raison (de la corruption de leurs intentions et de leurs croyances, de leur mécréance et de leur égarement) ainsi que de [ce qu’ils avaient infligé aux soldats lorsque ceux-ci, défaits par les Tatars, passèrent par leurs terres en fuyant : ils leur tombèrent dessus, les pillèrent, s’emparèrent de leurs armes et de leurs chevaux et en tuèrent un grand nombre. Puis, lorsque les troupes parvinrent à leurs provinces],

(3) leurs chefs vinrent trouver le shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya. Il obtint d’eux qu’ils se repentent, leur expliqua à beaucoup d’entre eux la voie juste, ce qui engendra un grand bien et une victoire importante (4) sur ces fauteurs de trouble. Ils s’engagèrent à restituer les biens qu’ils avaient pris à l’armée et se virent fixer de fortes sommes (5) à verser au bayt al-mâl (Trésor public). Leurs terres et leurs domaines (6) furent répartis en concessions. Auparavant, ils n’obéissaient pas aux ordres de l’armée, ne se conformaient pas aux prescriptions de la religion, ne suivaient pas la foi authentique et ne tenaient pas pour illicite ce que Dieu et Son Messager avaient interdit.

Le vice-sultan revint le dimanche treize Dhû al-Qa‘da, et la foule l’accueillit avec des flambeaux jusqu’à [la route de Baalbek, au milieu du jour]. Le mercredi seizième du même mois, on proclama dans les villes que les gens devaient suspendre leurs armes aux devantures des boutiques et apprendre à tirer. Ainsi, dans de nombreux endroits de la cité, on installa des « imâjât » (cibles d’entraînement). Les armes furent exposées sur les marchés. Le Qâdî al-Qudât ordonna que ces « imâjât » fussent également mises en place dans les madrasas et que les fuqahâ’ (juristes) apprennent à tirer et se tiennent prêts à combattre l’ennemi si celui-ci se présentait. C’est en Dieu que l’on cherche secours (7).

(8) Le vingt-et-unième jour de Dhû al-Qa‘da, le vice-sultan passa en revue les gens des souks devant lui. Il nomma pour chaque marché un chef autour duquel se regroupaient les gens de ce marché.

(1) B : Le juge Jamāl ad-Dīn. (2) B : Le vingtième jour de Shawwāl. (3) B : Beaucoup dans la création. (4) B : L’armée égyptienne et syrienne agissait ainsi lorsqu’elle traversait leurs terres, fuyant la bataille ; ils se révoltèrent contre celui qui s’était emparé d’eux, pillèrent leurs armes et tout ce qu’ils purent de leurs chevaux et de leurs biens, tuant également de nombreuses personnes. Cela s’ajoute aux doctrines corrompues qu’ils détenaient, contraires à la religion islamique, lorsqu’ils arrivèrent dans leurs terres. (5) A : Un grand bien pour ceux-là, B : Et une grande victoire contre eux. (6) B : Beaucoup d’argent. (7) A : Leurs terres et leurs biens. (8) Entre les deux passages dans B, il y a certaines divergences qui n'ont pas d’utilité à être rapportées ici.
وفي منتصف شوال دَرَّس بالدولعية قاضي القضاة (١) جمال الدين الزرعي نائب الحكم عوضًا عن جمال الدين بن الباجربَقي. وفي يوم الجمعة العشرين منه (٢) ركب نائب السلطنة جمال الدين آقوش الأفرم في جيش دمشق إلى جبال الجرد وكسروان، وخرج الشيخ تقي الدين بن تيمية ومعه (٣) خلق كثير من المُطَوَّعة الحوارنة لقتال أهل تلك الناحية، بسبب (فساد نيتهم وعقائدهم وكفرهم وضلالهم، و) ما [كانوا عاملوا به العساكر لما كسرهم التتر وهربوا حين اجتازوا ببلادهم، وثبوا عليهم ونهبوهم وأخذوا أسلحتهم وخيولهم، وقتلوا كثيرًا منهم، فلما وصلوا إلى بلادهم] (٤) جاء رؤساؤهم إلى الشيخ تقي الدين بن تيمية فاستتابهم وبين للكثير منهم الصواب وحصل بذلك خير كثير، وانتصار كبير (٥) على أولئك المفسدين، والتزموا برد ما كانوا أخذوه من أموال الجيش، وقرر عليهم أموالًا (٦) كثيرة يحملونها إلى بيت المال، وأقطعت أراضيهم وضياعهم (٧) ، ولم يكونوا قبل ذلك يدخلون في طاعة الجند ولا يلتزمون أحكام الملة، ولا يدينون دين الحق، ولا يحرِّمون ما حرم اللّه ورسوله. وعاد نائب السلطنة يوم الأحد ثالث عشر ذي القعدة وتلقاه الناس بالشموع إلى [طريق بعلبك وسط النهار. وفي يوم الأربعاء سادس عَشرِه نودي في البلدان يعلق الناس الأسلحة بالدكاكين، وأن يتعلم الناس الرمي فعملت الإماجات في أماكن كثيرة من البلد، وعلقت الأسلحة بالأسواق، ورسم قاضي القضاة بعمل الإماجات في المدارس، وأن يتعلم الفقهاء الرمي ويستعدوا لقتال العدوِّ إن حضر، وباللّه المستعان] (٨) . (وفي الحادي والعشرين من ذي القعدة استعرض نائب السلطنة أهل الأسواق بين يديه وجعل على كلّ سوقٍ مقدَّمًا وحوله أهل سوقه) .
(١) ب: القاضي جمال الدين. (٢) ب: العشرين في شوال. (٣) ب: في خلق كثير. (٤) ب: عاملوا به الجيش المصري والشامي حين اجتازوا ببلادهم هاربين من الوقعة فثاروا على من استفردوه ونهبوا أسلحتهم وما قدروا عليه من خيولهم وأمتعتهم وقتلوا خلقًا كثيرًا أيضًا هذا مع ماهم مشتملون عليه من العقائد الفاسدة المخالفة لدين الإسلام فلما حصلوا ببلادهم. (٥) أ: خير كثير على أولئك، ب: وانتصار عظيم على أولئك. (٦) ب: أموال كثيرة. (٧) أ: أراضيهم وأموالهم. (٨) ما بين الحاصرتين في ب مختلف عما هنا بعض الخلاف الذي لا فائدة من إثباته.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies