Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La peur fut alors extrême, et ils voulurent s’enfuir hors de la ville sans savoir où aller, alors qu’il n’était plus temps de fuir. Plus de dix mille chevaux furent saisis dans la cité. Ensuite, on imposa de fortes sommes d’argent, réparties sur les habitants des marchés, chaque marché selon ses moyens. Il n’y a de force qu’en Dieu.

Les Tatars commencèrent à construire des catapultes dans la mosquée afin de tirer sur la citadelle depuis la cour de la mosquée. Les portes en furent fermées, et les Tatars s’installèrent dans ses salles pour garder les pièces de bois des catapultes, tout en pillant les marchés avoisinants (tels que Bab al-Barīd et d’autres). Arjwāsh mit ensuite le feu aux bâtiments situés autour de la citadelle, parmi lesquels la Dār al-Ḥadīth al-Ashrafiyya et d’autres jusqu’à l’établissement de l’‘Adiliyya al-Kubrā, et il incendia la Dār al-Saʿāda pour empêcher l’ennemi de prendre la citadelle d’en haut. Les habitants demeuraient chez eux pour éviter d’être réquisitionnés afin de combler le fossé. Les rues étaient presque désertes. Personne, ou presque, ne priait à la mosquée, et le vendredi, il était déjà difficile de compléter la première rangée et celle qui la suivait sans de gros efforts. Celui qui quittait sa maison par nécessité revêtait leurs habits, puis rentrait vite chez lui, craignant de ne plus revoir les siens. Les habitants de la ville furent ainsi éprouvés par Dieu par la faim et la peur pour ce qu’ils avaient commis. Nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous retournons.

Les confiscations, les mandats et les châtiments s’abattaient nuit et jour sur les grands notables, leur soutirant d’importantes sommes d’argent et les biens de fondations religieuses, comme ceux de la mosquée et d’autres encore. Puis un décret ordonna de protéger la mosquée, de préserver ses biens de fondation, et de cesser les prélèvements destinés aux arsenaux et aux tailleurs de pierre. Ce décret fut lu après la prière du vendredi, le dix-neuvième jour de Jumādā al-Ūlā, et c’est ce même jour que le sultan Ghāzān se mit en route, laissant ses représentants en Syrie à la tête de soixante mille combattants (en direction de l’Irak). Et l’on reçut son message disant : « Nous avons laissé nos représentants en Syrie avec soixante mille combattants et nous envisageons de revenir en ce pays en temps voulu… »

(1) B : « Par la fuite et où ils gouvernaient », et dans A : « et la fuite sur leurs visages et où ils gouvernaient ». (2) B : « Et a statué ». (3) B : « Les Tatars ». (4) B : « Dans la fabrication de balistes à la mosquée pour lancer sur la forteresse depuis la cour, et elle fut fermée ». (5) A : « Et les Tatars descendirent dans leurs camps, gardant les bois des balistes », B : « Et les Tatars descendirent dans leurs camps, gardant les bois des balistes ». (6) Rapporté uniquement par B. (7) T : « Arjwan » ; une déformation. (8) B : « Et ce qu’elle possède jusqu’à la grande justice et aussi la maison de la prospérité, afin que ». (9) B : « Il sortait habillé de haillons ». (10) B : « Les confiscations et proclamations sur les notables de la ville, nuit et jour, et ils prirent une grande quantité des biens de biens habous de la mosquée et des écoles ». (11) B : « Et on versa ce qui se trouvait dans les coffres des armes dans le Saint Hijaz ». (12) B : « Cela fut lu dans un décret le jour du vendredi après la prière à la mosquée, et cela fut le 19 du mois de Jumādā al-ʾAwwal ; en ce jour, le sultan Qāzān retourna dans son pays en laissant ses représentants », et dans A : « Et ce décret fut lu le jour du vendredi après la prière à la mosquée. »
خوفًا شديدًا، وأرادوا الخروج منها والهرب على وجوههم، وأين الفرار ولات (١) حين مناص، وقد أخذ من البلد فوق العشرة آلاف فرس، ثم فرضت (٢) أموال كثيرة على البلد موزعة على أهل الأسواق كل سوق بحسبه من المال، فلا قوة إلا باللّه. وشرع التتر (٣) في عمل مجانيق بالجامع ليرموا بها القلعة من صحن الجامع، وغلقت (٤) أبوابه ونزل التتار في مشاهده يحرسون أخشاب المجانيق (٥) ، وينهبون ما حوله من الأسواق [كباب البريد وغيره] (٦) ، وأحرق أرجواش (٧) ما حول القلعة من الأبنية، كدار الحديث الأشرفية وغير ذلك، إلى حد العادلية الكبيرة، وأحرق دار السعادة (٨) لئلا يتمكنوا من محاصرة القلعة من أعاليها، ولزم الناس منازلهم لئلا يُسَخَّروا في طم الخندق، وكانت الطرقات لا يرى بها أحد إلا القليل، والجامع لا يصلي فيه أحد إلا اليسير، ويوم الجمعة لا يتكامل فيه الصف الأول وما بعده إلا بجهد جهيد، ومن خرج من منزله في ضرورة يخرج بثياب زيِّهم (٩) ثم يعود سريعًا، ويظنّ أنه لا يعود إلى أهله، (وأهل البلد) قد أذاقهم اللّه لباس الجوع والخوف بما كانوا يصنعون، فإنّا للّه وإنّا إليه راجعون. والمصادرات والتراسيم والعقوبات عمَّالة في أكابر أهل البلد ليلًا ونهارًا، حتى أخذ منهم شيء كثير من الأموال والأوقاف، كالجامع وغيره (١٠) ، ثم جاء مرسوم بصيانة الجامع وتوفير أوقافه وصرف ما كان يؤخذ بخزائن السلاح وإلى الحجار (١١) ، وقرئ ذلك المرسوم بعد صلاة الجمعة بالجامع في تاسع عشر جمادى الأولى، وفي ذلك اليوم توجَّهَ السلطان قازان وترك نوابه بالشام (١٢) في ستين ألف مقاتل (نحو بلاد العراق، وجاء كتابه: إنا قد تركنا نوابنا بالشام في ستين ألف مقاتل، وفي عزمنا العود إليها في زمن
(١) ب: والهرب وأين ولات، وفي أ: والهرب على وجوههم وأين ولات. (٢) ب: وقررت. (٣) ب: التتار. (٤) ب: في عمل مناجيق بالجامع لتُرمى بها القلعة من الصحن وغلقت. (٥) أ: ونزل التتر في مشاهده يحرسون أخشاب المنجنيق، ب: ونزل التتار في مشاهده يحرسون أخشاب المنجنيقات. (٦) عن ب وحدها. (٧) ط: أرجوان؛ تحريف. (٨) ب: وما عندها إلى حد العادلية الكبيرة ودار السعادة أيضًا لئلا. (٩) ب: يخرج بثياب رثة. (١٠) ب: والمصادرات والتراسيم على أكابر البلد ليلًا ونهارًا وأخذوا مهم شيئًا كثيرًا من أموال الأوقاف بالجامع والمدارس. (١١) ب: وصرف ما كان يوجد بخزائن السلاح منه في الحجاز الشريف. (١٢) ب: قرئ ذلك في مرسوم يوم الجمعة بعد الصلاة بالجامع وذلك في التاسع عشر من جمادى الأولى وفي هذا اليوم توجه السلطان قازان إلى بلاده وترك نوابه، وفي أ: وقرئ ذلك المرسوم يوم الجمعة بعد الصلاة بالجامع.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies