Parmi les notables décédés cette année figure le cheikh Niẓām ad-Dīn (1) Aḥmad ibn le cheikh Jamāl (ad-Dīn) Maḥmūd ibn Aḥmad ibn ʿAbd as-Salām al-Ḥaṣīrī (2), de rite ḥanafite, enseignant à an-Nūriyya. Il s’éteignit le huitième jour de muḥarram et fut inhumé le neuvième, un vendredi, au cimetière des soufis (3). Il fut un muftī éminent, exerça les fonctions de juge à une certaine époque et enseigna à an-Nūriyya après son père. Puis, le cheikh Shams ad-Dīn ibn aṣ-Ṣadr Sulaymān enseigna après lui, le mercredi quatorzième jour de muḥarram.
Vient ensuite le fils du naqīb et exégète, le cheikh savant et ascète (4) Jamāl ad-Dīn Abū ʿAbd Allāh Muḥammad ibn Sulaymān (5) ibn Ḥasan ibn al-Ḥusayn al-Balkhī, puis al-Maqdisī, de rite ḥanafite. Né à la mi-shaʿbān de l’an 611 de l’hégire à Jérusalem, il fit ses études au Caire, où il résida un temps à la mosquée al-Azhar et enseigna dans certaines écoles. Il se rendit ensuite à Jérusalem où il s’établit jusqu’à sa mort au mois de muḥarram (6) de la même année. Il était un cheikh remarquable en exégèse coranique et rédigea un volumineux ouvrage dans lequel il réunit cinquante traités de tafsīr. Les gens venaient spécialement à Jérusalem pour lui rendre visite et rechercher la bénédiction à son contact (7).
Le cheikh Abū Yaʿqūb al-Maghribī (8), installé à al-Quds al-Sharīf, attirait de nombreux visiteurs et vivait retiré dans la mosquée al-Aqṣā. Le cheikh Taqī ad-Dīn Ibn Taymiyya disait à son propos : « Il suit la voie d’Ibn ʿArabī et d’Ibn Sabʿīn. » Il mourut (9) au mois de muḥarram de cette même année.