L’un des hommes de valeur, habile à résoudre les problèmes et à aplanir les difficultés (1), notamment dans la science des deux fondements et de la logique, ainsi que dans la science des Anciens. Il exerça à l’époque de la direction des maîtres en Égypte et fut enseignant à la Ghazâliyya avant cela. Il mourut dans le village d’al-Mazza un vendredi et fut enterré le samedi, après que la prière funéraire eut été célébrée pour lui à la mosquée d’al-Mazza. Les fidèles suivirent son cortège, parmi lesquels se trouvait le juge suprême, Imâm ad-Dîn al-Qazwînî. Cela se produisit le quatrième jour de Ramaḍân. Il fut inhumé dans le cimetière soufi, près du cheikh Shamla. Ses funérailles eurent lieu à la khanqâh as-Simaysâṭiyya et attirèrent une foule nombreuse (3). Il jouissait d’une grande considération auprès de nombreux savants et d’autres personnes.
Aṣ-Ṣadr ibn ‘Uqba (4) : Ibrâhîm ibn Aḥmad ibn ‘Uqba ibn Hibat Allâh ibn ‘Aṭâ’ al-Buṣrâwî (5) al-Ḥanafî. Il enseigna et dirigea des cercles de révision, exerça un temps comme juge à Alep, puis voyagea en Égypte avant sa mort. Il revint muni d’un décret l’investissant de la fonction de juge (des juges) à Alep. Cependant, en passant par Damas, il y décéda pendant le mois de Ramaḍân de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-sept ans. (Car “l’homme peut blanchir de vieillesse, alors que demeurent en lui deux traits : l’avidité et l’espoir de longue vie”) (6).
Ash-Shihâb al-‘Âbir (7) : Aḥmad ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Abd al-Mun‘im ibn Ni‘ma al-Maqdisî al-Ḥanbalî, le cheikh Shihâb ad-Dîn, interprète de rêves. Il entendit de nombreux ḥadiths et les transmit. Il était étonnant dans l’explication des songes, y possédant un grand savoir. Il composa un ouvrage dans ce domaine qui ne ressemble pas à la réputation de raretés et de prodiges qu’on lui attribue. Né en l’an 628 de l’Hégire, il mourut à la fin de Dhû al-Qa‘da de cette même année et fut enterré à Bâb aṣ-Ṣaghîr. Son cortège funèbre fut imposant (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).