Au milieu du mois de Dhou l-Hijja, l’émir ‘Izz ad-Dîn Aïbak al-Hamawî, qui était alors vice-roi du Shâm, fut arrêté avec plusieurs membres de sa famille et de ses compagnons parmi les émirs.
Cette même année, les eaux diminuèrent considérablement à Damas, au point que, dans certains endroits, le débit ne dépassait pas la hauteur du genou d’un homme. Quant au Baradâ, il ne conservait plus la moindre quantité d’eau et n’atteignait même pas le pont de Jisrayn ; le prix de la glace s’envola en ville. En revanche, le Nil d’Égypte connut une crue abondante et atteignit un niveau très élevé.
[Parmi ceux qui moururent cette année-là, parmi les notables, on compte] le cheikh Ḥasan (fils du cheikh ‘Alî al-Ḥarîrî), décédé au mois de Rabî‘ al-Awwal dans le village de Busr. Il était l’un des éminents membres de la confrérie et jouissait de la sympathie des gens en raison de ses bonnes manières et de sa compagnie agréable. Il était né en l’an 621 de l’Hégire.
Le grandṣadr Shihâb ad-Dîn Abû l-‘Abbâs Aḥmad ibn ‘Uthmân ibn Abî r-Rajâʾ ibn Abî z-Zuhr at-Tanûkhî, connu sous le nom d’Ibn as-Sal‘ûs, et frère du vizir Shams [ad-Dîn]. Il étudia le hadith et en entendit beaucoup. Il était de ceux qui font grand cas de l’adoration de Dieu, généreux dans l’aumône et bienfaisant. Il s’éteignit dans sa demeure au mois de Jumâdâ al-Ûlâ ; la prière funéraire fut célébrée pour lui à la Grande Mosquée, puis il fut inhumé à Bâb aṣ-Ṣaghîr. Un service de condoléances fut tenu à la mosquée Ibn Hishâm. Il avait exercé un temps la fonction d’administrateur de la Grande Mosquée, et son action fut fort louée. Il acquit alors une haute considération et un grand crédit durant le ministère de son frère, puis revint à l’existence simple qu’il menait auparavant jusqu’à son décès. Une foule immense assista à ses funérailles.
Le cheikh Shams ad-Dîn al-Aykî, Muḥammad ibn Abî Bakr ibn Muḥammad al-Fârisî, connu sous le nom d’al-Aykî, mourut également cette année-là.