Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les fonctions de juge des juges d’Égypte pour le rite hanafite (1) furent attribuées en remplacement de Shams al-Dīn as-Sarūjī. Le fils de ce dernier s’établit à Damas en tant que juge suprême (2) des hanafites. Il dispensa son enseignement dans les deux madrasas fondées par son père, al-Khātūniyya et al-Muqaddamiyya, et laissa de côté les madrasas al-Qaṣāʿīn et ash-Shiblīyya. La bonne nouvelle parvint (3) par courrier que le sultan avait recouvré sa santé après l’accident qu’il avait subi ; on sonna les réjouissances et on orna la ville, car il était tombé de cheval (4) alors qu’il jouait à la balle.

À ce propos, le poète a dit :

[du mètre al-basīṭ]
« Tu as réuni la force, la bienfaisance et la connaissance…
Et nul cheval ne peut porter tout cela. »

Par la même occasion (5), une investiture et une robe d’honneur furent remises au lieutenant de la sultanat ; il lut (6) l’acte d’investiture, baisa le seuil et ce fut un jour mémorable.

Au mois de Rabīʿ al-Awwal, ʿIzz ad-Dīn, fils du juge suprême Taqī ad-Dīn Sulaymān, donna un cours à la madrasa al-Jawziyya, en présence de l’Imām ad-Dīn ash-Shāfiʿī et de son frère Jalāl ad-Dīn, ainsi que d’un groupe de savants. Après la leçon, il s’assit pour rendre la justice et jugea à la place de son père, avec son autorisation.

Toujours en Rabīʿ al-Awwal (7), le juge suprême Taqī ad-Dīn Ibn Daqīq al-ʿĪd se mit en colère et cessa de juger au Caire pendant quelques jours (8). On le concilia et il revint, à condition de ne pas déléguer la fonction à son fils al-Muḥibb.

Le vendredi dixième de Rabīʿ ath-Thānī, on célébra la prière du vendredi dans la madrasa al-Muʿaẓẓamiyya, et son enseignant, le juge Shams ad-Dīn Ibn al-ʿIzz (9) al-ḥanafī, y prononça le sermon.

À la même période, on apprit l’arrestation de Badr ad-Dīn Baysarī (10), et la confiscation de ses biens en Égypte. Le sultan envoya une troupe, dirigée par ʿAlam ad-Dīn ad-Duwaydārī (11), jusqu’à Tall Ḥamdūn, qu’il conquit (12) par la grâce de Dieu. La nouvelle parvint à Damas le douzième (13) jour de Ramaḍān (14). La localité d’al-Khalīliyya fut détruite (15) et l’on y fit l’appel à la prière de midi. Ainsi s’achevait cet épisode

(1) B : Il fut nommé juge des juges en Égypte ; dans l'édition T : juge des juges d'Égypte. (2) B : Son fils Jalāl al-Dīn était juge en Syrie ; dans l'édition A : juge de la juridiction hanafite. (3) B : Le récit est également venu avec al-Barīd. (4) B : Il est tombé de son cheval. (5) A : Il est dit qu'une investiture a eu lieu par ses mains, et dans B : il est mentionné seulement « investiture ». (6) A, B : Cela a été lu « faqrāʾ » ; une erreur. (7) B : En Rabiʿ al-Ākhir. (8) B : En terre d'Égypte, il renonça au poste plusieurs jours, puis il fut réconcilié et revint avec des conditions. (9) T : « al-Muʿizz » ; c'est une altération. Le récit se trouve dans al-Dāris (1/586). (10) B : En tant que responsable des territoires égyptiens par sa gauche, il prit des précautions sur ses biens en Égypte et en Syrie. (11) A : al-Dawādārī. (12) A, B : « faftuḥat » (cela a été ouvert). (13) B : Le douzième. (14) Ensuite dans B : les bonnes nouvelles retentirent, dont l'une eut lieu mercredi, le sept du Ramadan. (15) A, B : Ils furent frappés.
قضاء قضاة مصر للحَنفيَّة (١) عوضًا عن شمس الدين السّروجي، واستقر ولده بدمشق قاضي قضاة (٢) الحنفية، ودرَّس بمدرستي أبيه الخاتونية والمقدمية، وترك مدرسة القصاعين والشبلية، وجاء الخبر على يدي (٣) البريد بعافية السلطان من الوقعة التي كان وقعها، فدُقَّت البشائر وزُينت البلد، فإنه سقط عن فرسه (٤) وهو يلعب بالكرة، فكان كما قال الشاعر: [من البسيط] حَوَيْتَ بَطْشًا وإحْسانًا ومَعْرِفَةً … وليسَ يحملُ هذا كُلّه الفَرَسُ وجاء على يديه (٥) تقليد وخلعة لنائب السلطنة، فقرأ (٦) التقليدَ وباسَ العتبة وكان يومًا هائلًا. وفي ربيع الأول دَرَّس بالجوزية عز الدين ابن قاضي القضاة تقي الدين سليمان وحضر عنده إمام الدين الشافعي وأخوه جلال الدين وجماعة من الفضلاء، وبعد التدريس جلس وحكم نيابة عن أبيه بإذنه [له] في ذلك. وفي ربيع الأول (٧) غضب قاضي القضاة تقي الدين بن دقيق العيد وترك الحكم بمصر أيامًا (٨) ، ثم استُرْضِيَ وعاد وشرطوا عليه أن لا يستنيب ولده المحب. وفي يوم الجمعة عاشر ربيع الآخر أقيمت الجمعة بالمدرسة المعظمية وخطب فيها مدرسُها القاضي شمس الدين بن العز (٩) الحنفي. واشتهر في هذا الحين القبضُ على بدر الدين بَيْسَري (١٠) ، واحتيط على أمواله بديار مصر، وأرسل السلطان بجريدة صحبة علم الدين الدويداري (١١) إلى تَلِّ حَمْدُون ففتحه (١٢) بحمد اللّه ومنه، وجاء الخبر بذلك إلى دمشق في الثاني (١٣) عشر من رمضان (١٤) ، وخربت (١٥) به الخليلية وأُذّن بها الظهر، وكان
(١) ب: ولاه قاضي القضاة بالديار المصرية، وفي ط: قضاء قضاة مصر. (٢) ب: ولده جلال الدين القضاء في الشام. وفي أ: قاضي قضاء الحنفية. (٣) ب: وجاء الخبر مع البريد. (٤) ب: وكان سقوطه عن فرسه. (٥) أ: وجاء على يديه تقليد، وفي ب: وجاء تقليد. (٦) أ، ب: فقرئ؛ خطأ. (٧) ب: وفي ربيع الآخر. (٨) ب: بالديار المصرية وترك الحكم أيامًا ثم استرضي وعاد وشرط. (٩) ط: المعز؛ وهو تحريف. والخبر في الدارس (١/ ٥٨٦). (١٠) ب: بيسري الديار المصرية واحتيط على أمواله بديار مصر والشام. (١١) أ: الدواداري. (١٢) أ، ب: ففتحت. (١٣) ب: في ثاني عشر. (١٤) بعدها في ب: فدقت البشائر وكان أحدها يوم الأربعاء سابع رمضان. (١٥) أ، ب: ضربت.

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