Il mourut dans la Ville Prophétique (Médine) à la fin du mois de Safar. Il était né en l’an 625 de l’Hégire, transmit un grand nombre de hadith et vécut en résidence pieuse à Médine pendant cinquante ans. Il accomplit quarante pèlerinages successifs et l’on pria sur lui, en l’absence du défunt (ṣalāt al-ghāʾib), dans la Grande Mosquée de Damas.
Le cheikh Shayth, fils du cheikh ‘Alb al-Ḥarîrî, mourut au village de Busr, dans la région du Ḥawrân, le vendredi treize Rabî‘ al-Ākhir. Son frère Ḥasan et des nécessiteux partirent de Damas pour présenter leurs condoléances à son frère aîné Ḥasan.
Le pieux cheikh et lecteur (qārī), Jamâl al-Dîn ‘Abd al-Wâḥid ibn Kathîr ibn Ḍirghâm al-Miṣrî, puis al-Dimashqî, occupait la fonction de naqîb as-sab‘ al-kabîr et de la ghazâliyya. Il avait étudié auprès d’as-Sakhâwî et rapporté des hadith. Il décéda à la fin du mois de Rajab, fut honoré d’une prière funéraire dans la Mosquée des Omeyyades et inhumé près du dôme du cheikh Raslân.
Quant au fondateur (wâqif) de la Sâmarriyya, le grand notable (aṣ-ṣadr al-kabîr) Sayf ad-Dîn Abû al-‘Abbâs Aḥmad ibn Muḥammad ibn ‘Alî ibn Ja‘far al-Baghdâdî as-Sâmarrî, il dota la Sâmarriyya voisine d’al-Kurûsiyya à Damas. C’était sa propre demeure, où il résidait et où il fut enterré.
(1) B : Sa naissance a eu lieu en l'année.
(2) A : Et il a beaucoup entendu ; dans B : il a écrit beaucoup.
(3) A, T : Il a été inhumé à Damas.
(4) B : Dans un village, il est décédé le vendredi treize de Rabīʿ al-Ākhir. Son frère Ḥasan s'est rendu de Damas ainsi que les pauvres pour présenter leurs condoléances à leur frère aîné.
(5) Notice - ʿAbd al-Wāḥid ibn Kathīr - dans Tārīkh al-Islām (15/841), et dans le Maʿjam Shuʿarāʾ adh-Dhahabī (1/426) et Ghāyat an-Nihāyah (1/477), où sont mentionnés son kunyā Abū Muḥammad ainsi que sa mort en 690 H.
(6) ad-Dāris (2/393).
(7) Notice - as-Sāmirī - dans Tārīkh Ibn al-Jazrī (385-386), Tārīkh al-Islām (15/835), al-Wāfī bil-Wafayāt (8/66), al-Wāfī bil-Wafayāt (1/134-140), ad-Dāris (1/72-73) et ad-Dalīl ash-Shāfī (1/81).
(8) A, B : as-Surmarī ou as-Sāmirī : avec un « m » ouvert et un « r » doublé, dérivant de « sur » (secret) de « ra’ā » (voir) une localité sur le Tigre, à laquelle se rattache également ʿAlī as-Surmarī. ad-Dāris (1/72) et Munādamah al-Aṭlāl (44), ainsi que Dār al-Ḥadīth as-Sāmiriyya près du quartier de la minaret ash-Saḥm à Damas dans la ruelle ad-Dusūqī. Mukhtaṣar ad-Dāris (14).
Badrān a dit : Ce passage est aujourd’hui connu sous le nom de ruelle as-Silmī, en face de la ruelle située derrière le souk al-Buzuriyya du côté est. Elle est désormais transformée en habitations, les vestiges ont disparu, et il ne reste plus que des pierres aux fondations d’un mur qui en témoignent. Munādamah al-Aṭlāl (44).