Le cheikh al-Khâlidî (1)
Il s’agit du pieux cheikh Israël ibn ‘Alî ibn Husayn al-Khâlidî. Il possédait une zawiya à l’extérieur de Bâb as-Salâmah, qui était l’objet de visites. Cet endroit accueillait des pratiques de dévotion et d’ascèse, et il ne se levait pour personne, quel qu’il fût. Il était doué de quiétude, de recueillement et d’une connaissance de la voie (spirituelle). Il ne sortait de chez lui que pour la prière du vendredi. Il décéda à la mi-Ramaḍân et fut inhumé à Qâsiyûn (Dieu lui fasse miséricorde).
Aš-Šaraf al-Ḥasan al-Maqdisî (3)
C’est Qâḍî al-quḍât (Juge suprême) Šaraf ad-Dîn Abû al-Faḍl al-Ḥasan ibn aš-Šaykh (4) l’imâm al-khaṭîb Šaraf ad-Dîn Abû Bakr ‘Abd Allâh ibn aš-Šaykh Abû ‘Umar al-Maqdisî. Il étudia le ḥadîth, acquit la science du fiqh et excellait dans les branches de la jurisprudence, la grammaire et la langue. Il était lettré, possédait un grand sens de la conversation et avait une physionomie agréable. Il fut nommé juge après Najm ad-Dîn ibn aš-Šaykh Šams ad-Dîn, à la fin de l’année quatre-vingt-sept. Il enseigna à Dâr al-Ḥadîth al-Ašrafiyyah à as-Safḥ. Il décéda dans la nuit du jeudi 22 Šawwâl, alors qu’il approchait de la soixantaine. Il fut inhumé le lendemain au cimetière de sa grand-mère (à as-Safḥ), en présence du vice-sultan, des juges et des notables. Le lendemain, on organisa sa cérémonie de deuil à la mosquée al-Muẓaffarî (8). Après son décès, Taqî ad-Dîq Sulaymân ibn Ḥamzah (9) assura la fonction de juge ainsi que la direction de Dâr al-Ḥadîth al-Ašrafiyyah à as-Safḥ. Cette direction avait été confiée durant plusieurs mois à Šihâb ad-Dîn al-‘Âbir al-Ḥanbalî an-Nâbulusî, avant qu’il n’en fût démis. Elle fut ensuite attribuée à Taqî Sulaymân al-Maqdisî.
(1) Notice biographique d'Israël al-Khālidī dans al-Dalīl al-Shāfī (1/118). (2) b : Pour l'un des gens. (3) Notice biographique d'al-Ḥasan al-Maqdisī dans Tārīkh al-Islām (15/810), al-Wāfī bil-Wafayāt (12/93), Zuwayl Ṭabaqāt al-Ḥanābila (2/334), al-Dalīl al-Shāfī (1/264), al-Maqṣad al-Arshad (1/323-324), al-Dāris (1/51-52 et 2/34), al-Qalāʾid al-Jawhariyya (1/158) et Shudhārāt al-Dhahab (7/751). Son nom dans toutes ces sources est « al-Ḥasan » et non « al-Ḥusayn » comme mentionné dans Ṭ et W, ce qui constitue une altération, car Abū ʿUmar – qu'Allah lui fasse miséricorde – laissa six fils mâles : Ibrāhīm, Aḥmad, ʿAbd al-Raḥmān, ʿUmar, ʿAlī et ʿAbd Allāh. Ce dernier, ʿAbd Allāh, engendra quatre fils mâles : ʿUmar, Ibrāhīm, Aḥmad et al-Ḥasan, et il n'y eut jamais parmi ses fils (al-Ḥusayn). J'ai clarifié cela dans les arbres généalogiques des familles ḥanbalites que j'ai annexés à la préface de la vérification de al-Minhāj al-Aḥmad, dont j'ai réalisé le deuxième volume et participé à la préparation de son index. D'un autre côté, al-Nuʿaymī a reproduit sa notice dans son ouvrage al-Dāris (1/15), la citant intégralement d'Ibn Kathīr comme à son habitude, et il y figure « al-Ḥasan » ; de même pour al-Dhahabī dans Tārīkh al-Islām. (4) Rapporté uniquement par b. (5) Rapporté uniquement par b. (6) b : Sa mort a eu lieu. (7) b : Lors de ses funérailles. (8) Il est appelé par les gens de Damas « Jāmiʿ al-Ḥanābila », encore debout dans le souk Abī Jurash, dans Ṣāliḥiyya à Damas. (9) Sa notice biographique sera rapportée dans les Maqātil de l'année 715 dans le volume suivant. (10) b : Ashrafiyya, dont le wali est Shihāb al-Dīn, et dans Ṭ : Sharaf al-Dīn al-Ghābir. Le récit se trouve dans al-Dāris (2/91).